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Hadley Fairfield

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Hadley Fairfield

Message  Invité le Sam 2 Fév - 23:56

    Prénom : Hadley
    Nom : Fairfield
    Surnom : /
    Âge : 28 ans

    Epoque et lieu de naissance : Je suis née en janvier 1898 à Chicago. Je me débats donc dans l'Amérique de la prohibition.

    Physique, Caractère : N'est-il pas évident qu'on regarde en premier lieu le physique d'une femme ? A mon époque en tout cas, nous sommes dévisagées constamment et moi la première car je ne suis pas les canons de la mode. Je n'ai aucun intérêt pour les mouvements de foule façon Panurge, mes cheveux sont donc d'un autre temps, ils sont résolument longs, bruns. Petit bémol, s'il le faut, je peux me..."travestir" pour convenir à un contexte en ma faveur. Il n'en n'est pas moins vrai que j'aime la féminité dans son essence mais que je n'ai plus vraiment le temps d'y penser, un autre corps a besoin de moi, résolument, inconditionnellement. Je ne suis pas certaine que le reste de mon physique soit bien important, disons que je sais me fondre dans une foule ou en devenir le point de mire. Je peux alterner les tenues de tous les jours, ternes et parfois m'apprêter mais je tente de me ressembler le plus possible. Je ne nie pas pouvoir attirer les hommes mais jusqu'ici je ne me suis jamais vue comme une croqueuse. La nécessité fera-t-elle que ? Autrefois j'étais une jeune femme emplie de sourires, presque de joie de vivre et si je ressens toujours de l'allégresse, elle se perd dans mes désillusions, trop souvent, lors de mes heures sombres. J'ai toutefois conservé ma détermination, ma force mais ne cache pas mon dégoût pour cette censure puritaine qui a plongé ma destinée dans le chaos. Je milite pour ma survie, la sienne et je n'ai aucune limite pour ce faire, plus de scrupules, du moins j'essaie. Une transformation nécessaire ? Une négation de soi ?
    Lui ? Lui c'est Baptiste. Ce bout de moi dont je ne voulais pas mais qui depuis trois ans, depuis qu'il a vécu en moi, depuis que nous livrons bataille contre le monde entier, j'ai reconnu l'amour ultime. Je suis devenue mère et femme en quelques mois ou peut-être pendant cette nuit de douleurs. Je comprends enfin la responsabilité, l'abnégation et je sais aussi ce que c'est qu'être dans le besoin et en rage. Pas de haine. J'aspire juste à lui offrir le meilleur. Je suis une mère comme les autres qui prend chaque risque en connaissance de cause, avec mesure car si je disparais que deviendra-t-il ?
    S'il me faut me définir, je dirai que, avec le temps, je frôle les opposés. A la fois très douce, affable je deviens de plus en plus intraitable, froide, calculatrice et si je sais que c'est le plus vil des masques, c'est celui que j'afficherai par nécessité.

    Spoiler:


    Ordre choisi : Ambitieuse

    Métier exercé dans l'époque d'origine : Rien de très original, repriseuse dans un petit magasin de confections.

    Métier ou fonction après son premier voyage : Vol à l'étalage voire plus. Où s'arrête la raison ?

    Histoire :
    Entre trois et dix pages maximum.

    - Les jeunes années -

    La fin du XIXème siècle m'a offert le privilège de poser les yeux sur ce monde. Je crois savoir que je lui réservais mes rires les plus sonores. Maman me racontait qu'elle adorait voir mes fossettes s'étirer et que je pouvais le faire à l'infini. Cela paraît tellement incroyable de ne pas avoir ces souvenirs en tête, d'imaginer que la conscience n'est pas et ne sera jamais à cet âge là, seulement un peu plus tard. J'ai couru paraît-il dans tout l'appartement qui surplombait la brasserie familiale. Mon ingénuité arriva même jusqu'à amuser les clients de mes parents et mes premiers souvenirs naquirent derrière le zinc. L'on pourrait croire que pour un enfant, fréquenter l'un des pires vices de l'humanité ne permet pas une construction saine, je crois au contraire que l'esprit de l'estaminet était à la fois bon enfant et profondément humain et que les habitués me chérissaient. Je n'ai donc pas été en reste d'amour. Papa était un homme ventripotent, drôle et bon. Il formait avec ma mère un couple peut-être pas idyllique mais serein qui m'a inculqué quelques valeurs que j'avoue préférer occulter à présent. J'évoluais dans un monde d'adultes, peu d'enfants m'entouraient et je crois à présent que je ne me sentais pas à ma place parmi eux. Je n'ai pas en mémoire de camaraderie importante, j'étais plus touchée par les conversations animées - avinées ? - que par l'esprit léger des bambins. Erreur sûrement regrettable à fortiori. Au début du XXème siècle, la vie n'était pas exempte de difficultés mais elles naquirent vraiment avec la Première Guerre mondiale à laquelle mon père a pu échapper, même si les Etats-Unis ne sont intervenus que sur la fin, mais dont les stigmates, pourtant inconnus ont eu raison de son optimisme. A trop aimer les Hommes, ils ne peuvent que décevoir lorsqu'ils se livrent au jeu de la mort. Pourtant Papa n'a jamais été germanophobe, il n'a pas mis de nom sur l'ennemi, il a juste affiché une sorte de tristesse due à la désillusion. Maman et moi avons, par procuration commencé à éprouver une même sorte de grisaille qui ne s'est jamais totalement levée. Il aurait été plausible que l'on veuille pour moi de trouver un époux qui reprendrait l'enseigne familiale mais je fus presque suppliante à apprendre un autre métier. J'entrai donc comme apprentie couturière dans un commerce ami et je me jetai à corps perdu dans l'apprentissage d'un nouveau savoir qui m'éloignait de ce foyer qui avait tellement mal évolué. Aussi souvent que possible, j'abîmai mes yeux entre le fil et l'aiguille, rêvant de créer les plus beaux ouvrages, redonner un peu de beauté à mon univers et si possible à mes semblables. Ma patronne était exigeante mais juste, elle sentait mon adoration pour ce qu'elle m'enseignait.
    La conjoncture était déjà une épreuve pour ma famille mais l'amendement de 1917 plongea définitivement mon père dans la rancoeur. Lui si altruiste ne pensa plus qu'à épargner la disette à sa famille et la contrebande semblait sa nouvelle alliée. Il vous faut comprendre qu'on ne vient pas dans une brasserie pour boire un soda et que l'interdit rend cet état de fait encore plus incontournable. Il fallait survivre et je le comprends d'autant mieux à présent pourtant à l'époque, lorsque du haut de mes vingt et quelques années j'ai eu connaissance des effractions de mon père, je l'ai rejeté. Je ne voyais pas qu'il n'avait en tête que notre survie et comment l'aurais-je pu ? J'étais une toute jeune femme qu'on avait élevée à coups de valeurs humanistes et la duplicité de Papa me fut insupportable, je n'avais aucun recul pour tenter de le comprendre. J'ai également fait souffrir ma mère et ai accepté cette place de repriseuse à New York qui était pourtant tout aussi en déviance que le Chicago des années 20. Mais il a fallu que je l'expérimente...et durement.



    Spoiler:

    - La maturation -

1919, 21 ans. Je me retrouvai dans l'une des plus grandes villes de mon pays, à nouveau pleine de rêves pour voiler ma solitude. J'avais un travail à moi dans lequel je comptais créer les plus beaux atours et cela me sauva...pendant quelques années. Oh il n'était pas facile de n'avoir que peu de sous en poche à cette époque clandestine, à chaque époque d'ailleurs. Je vivais dans une pension de famille très impersonnelle. Mais j'étais jeune et je me liai facilement avec d'autres couturières qui m'entraînèrent quelques années plus tard. J'avais beaucoup évolué, peut-être car la solitude est un poids lourd. J'acceptai enfin de nouvelles personnes dans mon sillage. Je n'avais jamais été attirée par la vie dissolue et je gardais toujours mes réserves mais qui peut nier l'excitation de la jeunesse ? Les excès furent toujours raisonnables mais à cette époque, je me résolus à opter pour une coupe communément nommée garçonne, à me confectionner des robes affriolantes puisque je n'avais pas les moyens de les acheter. J'avais conscience d'attirer les hommes et je rougissais de leurs compliments, me refusant à chacun d'eux, ne serait-ce que pour un baiser. Si j'acceptai de m'amuser, l'amour n'a jamais été un jeu pour moi, j'avais certainement du respect pour ma personne, à cette époque.
Si l'on a à l'esprit que ces années là étaient d'une excitation sans borne, tout ceci n'était que chimère. J'ai côtoyé les gangs mafieux, la peur de la police, les morts du "Jake", le racisme, la pauvreté et pourtant j'aspirai à une vie simple.
Les années tournèrent et bientôt j'eus 25 ans. Le temps avait filé à une allure incroyable. Je n'avais que des relations épistolaires avec Maman qui tentait de masquer son inquiétude pour mon père. Il échappait à la prison de plus en plus difficilement et j'appris bientôt que la brasserie fut vendue aux enchères. C'est en lisant ce que je pris comme un choc que je perdis tout contact avec ma famille. Ce père que j'avais tant aimé se parjurait, avait délaissé sa famille et mettait très certainement ma mère dans une situation affreusement invivable. Je les imaginai vivre dans un bouge de Chicago, le regard encore plus embrumé. Je sentais aux mots de Maman qu'une distance s'était établie entre eux. Avec ingratitude, je les reniai presque, refusant d'assister une fois de plus à la débâcle que le monde avait pu causer à ceux que j'aimais. Je perdis aussi le peu de naïveté qu'il me restait. Tout à coup, le tout petit appartement que j'avais réussi à louer me parut étouffant, mon métier perdait de sa saveur, mes amis n'avaient pas la même conscience que moi de la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvions. Je ne savais plus à quoi goûter.
Au détour d'un chemin hasardeux, je rencontrai le premier homme qui réussit à faire baisser ma garde. L'amour pour lequel je n'avais plus de foi surgit tel un sauveur. Nous étions très loin, l'un comme l'autre, de vouloir vivre hors de la réalité. Je crois que la pureté de ce qui nous unissait nous berna pourtant sur ce qu'est la réalité. Mais la bulle offerte était goûteuse et je ne décidai même pas de m'y engouffrer, j'y cédai avec joie. Nous partageâmes très vite un quotidien épanouissant. Peu à peu je repris une certaine foi en l'avenir, les nuages se dissipèrent lentement. Christian était un jeune homme de condition modeste et nous nous comprenions à demie mots. Il travaillait comme employé de banque et j'admirais ce que je prenais pour de l'érudition. Notre vie devint plus confortable, tendre, par certains aspects, elle ressemblait au bonheur. Mais tout ça ne le fut pas suffisamment pourtant car trois mois plus tard je tombai enceinte. Jamais de ma vie je n'avais pensé que je pourrais la donner et je fus tout d'abord désarçonnée et ne savais comment l'avouer à Christian. Pourtant les jours passants, les signes s'aggravant, je ne pus continuer à cacher mon état. Je pensais réellement que notre amour serait scellé, que notre famille serait érigée mais c'était sans compter sur la défiance des hommes. Je me retrouvai à nouveau seule et pourtant deux. Mais plus trois. Je menai ma première lutte, celle contre l'anéantissement. Je perdais une nouvelle fois mes illusions pour un homme qui avait été un symbole, tandis que mon ventre s'arrondissait, je passai le plus clair de mon temps à nourrir une angoisse pire que toutes celles effleurées jusque là. Je m'étais leurrée et je me retrouvai en charge d'une autre vie que la mienne. Mes nuits étaient aussi sombres que blanches, avec tout l'antagonisme que cela peut signifier.
Mais en effet, l'éclosion de Batpiste m'insuffla toute la robustesse que je pensais à jamais perdue. C'était lui et moi. A nouveau, je me mis au travail mais plus pour m'étourdir, pour vivre mieux avec ce que je savais faire. Mais que faire d'un petit gars lorsque l'on doit travailler de longues journées ? Il me fallut donc réduire mes heures, négocier de l'emmener avec moi aussi incongru que ça puisse paraître. Et nous survivions à peine. Je m'amaigrissais mais surtout je craignais pour sa santé avec le manque de nourriture, de chaleur, d'hygiène. Le visage de mon père m'apparut alors comme une évidence, il avait voulu préserver sa famille mais je ne comptais pas tomber dans l'illégalité pour cela, pas encore, même si je comprenais enfin ses motivations. Cette prise de conscience fut terrible et eut les répercussions attendues.

Spoiler:

Je repris donc contact avec les quelques clubs que j'avais fréquentés plus jeune et proposai mes services à des jeunes femmes aisées. Quelques commandes me permirent de nous offrir un peu plus mais ça n'était pas suffisant. Je m'essoufflai de plus en plus, surtout nerveusement et je sentais que mon fils en souffrait, surtout de passer ses nuits ailleurs que sous le seul toit qu'il connaissait. Ca m'éventrait mais quel choix avais-je ? Lorsque nous ne sommes pas nés avec une petite cuiller dans la bouche, il faut inventer l'argent qui nous manque de toutes les façons possibles. La survie n'a pas de prix.

- Rupture -


Ce matin là je me levai aux aurores sans déroger aux habitudes. J'emmitouflai Baptiste sous des couches de vêtements rapiécés, revêtis mon manteau élimé et nous nous dirigeâmes "Au coup de ciseaux". J'étais tellement fatiguée par mes nuits d'insomnie à façonner toutes sortes de tenues que je ne remarquai même pas la froideur avec laquelle on m'accueillit. Toujours sans réaction, je me dirigeai vers le petit atelier, déposai Baptiste avec un vieil ours en peluche, il n'était pas très regardant. Son plaisir était d'être avec moi, comme le mien. Lorsque le mari de la patronne, certainement trop couarde, vint me trouver pour me dire que je faisais ma dernière journée, je dus m'asseoir pour ne pas tomber et l'épuisement s'abattit sur moi comme une chape de plomb. La tête me tournait mais une sourde rage vrillait mes tympans, celle qui est ma nouvelle compagne de jeux. Avec dignité je pris mon fils dans mes bras et partit sans me retourner, dans l'incapacité d'effectuer une journée de dur labeur supplémentaire puisque j'étais congédiée et condamnée. C'est la voix si mélodieuse de mon fils qui me fit comprendre que mes larmes s'écoulaient. Je lui dédiai un regard, une promesse sourde que ça en était fini. Que nous ne survivrions plus.

Nous regagnâmes l'appartement qui ne m'avait jamais paru aussi insalubre et laid. Je laissai Baptiste à ses quelques jouets et m'offrit une tasse d'un café tellement insipide que je le recrachai. J'étais au bord de l'écoeurement. J'avais une envie enfiévrée de me jeter sur mon lit, d'y dormir de longues heures, toutes celles qui m'avaient manqué mais de ma vie, je ne m'étais laissé aller. Je ne sais encore où j'ai puisé la force de me relever et de confier Baptiste à la vieille dame qui habitait un étage en dessous. Elle m'avait parfois rendu service et j'avais plus que besoin de le savoir en sécurité pendant que je réfléchirais à nos nouvelles possibilités. Epuisée, mes pas me guidèrent naturellement vers le 21, certainement le Club le plus célèbre à New-York pour qui voulait se saouler. La cassure en moi s'exprima ainsi, je me jetai dans l'alcool pour y puiser de la force plus que l'oubli. Secrètement, j'espérais qu'on viendrait me passer des commandes car je n'avais pas les idées claires et mes réflexions n'avançaient pas. Je n'entrevoyais aucune issue favorable. Je devais avoir l'air d'une souillon avec ma perruque mal ajustée et ma robe de petite facture mais une jeune femme dut me prendre en sympathie car quelques minutes plus tard, elle m'offrit un verre de plus. Dans un brouillard épais, je remarquai à peine qu'elle le paya en substituant le porte-feuille d'un homme à l'âge incertain. Mais son clin d'oeil me parla. J'aurais pu l'oublier lorsqu'elle me fit raccompagner en taxi, titubant, l'esprit creux.

Pourtant à mon réveil, tout me revint à peu près clairement. Mon coeur s'accéléra. Je repensai à mon père fugacement et je compris que le hasard n'y était pour rien. Je n'aurais pas d'autre solution si je voulais que nous nous en sortions, Baptiste et moi. Et ma vie changea durablement. Si j'avais observé des vestes, pantalons...je me devais à présent d'observer les gens, leurs petites manies, leurs habitudes...mes mains agiles me furent d'un grand secours pour fureter dans les poches, les petits sacs de femme. Peu à peu l'argent nous nourrit à nouveau mais tout vice a ses revers, je commençai à apprécier d'obtenir mes gains facilement et si je tentai de ne pas m'éloigner de mon fils, je m'aveuglais. C'était un sacré pied de nez à la vie finalement. Et je voyais plus grand, il me fallait mettre au point un plan pour engranger encore plus d'argent, des meubles...je me prenais à avoir des rêves autres, la folie des grandeurs. C'est avec beaucoup de cynisme que je me disais que je l'avais bien mérité et que lui le méritait doublement. J'avais besoin d'autres lieux, plus vastes, plus riches. Une nuit, alors que je me rendais dans un club clandestin inconnu, je me dis que c'était ce soir où jamais. Mais comment ?

Possessions : - Sa robe blanche à frange
- Sa perruque noire
- Un petit sac vide
- Un porte-monnaie volé
- Une photographie de son fils réalisée peu de temps avant
- Un petit tube de rouge à lèvres

Permissions : Autorisez-vous la pnjisation de votre personnage par vos partenaires ? Merci de spécifier sur le pnjisomètre votre tolérance.


  • libre: j'accepte la pnjisation de mon personnage et fait confiance à mes comparses de jeu pour être fidèle à son esprit général . Si jamais quelque chose me choque dans sa pnjistion, je leur signalerais sans rancune par mp et de façon polie et aimable afin qu'ils rectifient. ( la solution la plus simple et la plus conviviale, mais si vous êtes particulièrement possessif avec votre personnage et que vous ne supportez pas qu'il parle et agisse sous la plume d'un autre, il suffit de le préciser)


Autorisez-vous les autres joueurs à influer sur le jeu de votre personnage via la zone RP Blue Hospel, c'est à dire à vous atteindre par le monde des rêves ? ( voir modalités de fonctionnement ici) Oui !

Disponibilités in RP (cadence de jeu): Au minimum une fois par semaine.

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Crédits avatar : Woman The Mystery by vanitas 22

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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mar 5 Fév - 21:53

Tout dans cette présentation annonce un personnage déjà en possession d'un caractère bien marqué et qui donc devrait pouvoir très vite prendre sa place dans le jeu. Hadley mêle générosité et dévouement, besoin d'indépendance et d'ouverture au monde, mais aussi la volonté de réaliser ses désirs sans se poser trop de cas de conscience. Ces tendances me paraissentt tout à fait convenir à une Ambitieuse.
L'évocation rapide de quelques éléments liés à l'époque de la Prohibition crée une atmosphère réaliste plausible et justement typée, encadrant bien les expérience du personnage. Ainsi, la disparition de nombreux bars, ruinés par le 18° amendement de la Constitution, est-elle bien insérée dans l'histoire familiale de Hadley. De même, est justement évoquée la recherche du plaisir, quête mêlée à un fond de pessimisme moral qui caractérise les temps d'après-guerre. La multiplication des clubs plus ou moins maffieux, fréquentés par une clientèle mêlée mais souvent douteuse, justifie aussi très bien le glissement de l'ouvrière laborieuse vers la vie souvent désordonnée de ce qu'on a appelé les roaring twenties.
J'ai aussi apprécié ton style, qui sait faire preuve de vigueur et de variété et, d'un point de vue formel, tout à fait maîtrisé. Quelques tournures pourraient être discutées car elles ont gêné pour moi une compréhension immédiate de la narration. Je t'en ferai part par MP afin de ne pas alourdir mon commentaire de cette fiche très agréable par ailleurs.

Je vois aussi quelques points qui pourraient être améliorés dans la présentation de ta fiche:
Petits détails de mise en forme :
Le nom de famille de Hadley a été mis devant le surnom. Héhé, je sens un anglicisme ... Hadley l'Américaine influencerait-elle l'auteur de la fiche, si ce n'est pas une simple erreur de ligne ? Hadley peut ne pas avoir de nickname, mais le nom de famille ou un équivalent est obligatoire. Fairfield convient tout à fait comme nom.
Les illustrations sont bien choisies mais je préfère les spoilers qui rompent moins l'unité d'un texte, surtout quand ces images sont de grandes dimensions .

Le récit est conduit avec logique, mais je l'ai trouvé parfois un peu elliptique. Hadley passe un peu vite de toute petite fille rieuse à son entrée en apprentissage.Tu situes d'ailleurs ctte entrée vers 1918 ("je venais d'entrer comme apprentie couturière") et Hadley a donc 20 ans, ce qui ne convient pas, surtout à l'époque où on prenait des apprenties de douze ans, parfois moins.

De même, tu passes un peu rapidement sur l'évolution de ses sentiments pour ses parents et la façon dont ils cessent d'avoir une place dans sa vie. Comment ont-ils accueilli le bébé de leur fille unique ?
Sa liaison avec Christian est aussi un peu vite expédiée. Pas de chagrin ? de colère ? de mépris ?
Et en dehors de ces trois personnages, personne ne lui a laissé de souvenirs qui révéleraient davantage pour nous sa nature, ses attentes, sa manière de prendre la vie. Rien ne ressort de son adolescence qui ait un nom, un visage, qui balise le flot des jours, qu'ils aient été ordinaires ou vécus comme des moments marquants de son existence ?

Si tu peux approfondir un peu le personnage, j'en serais très heureux car l'ensemble est bien conduit, vivant, et ton écriture nous promet des lectures tout à fait agréables.




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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 2:13

Navrée, j'avais besoin de repos.

Merci déjà.

Pour le nom, il n'y a pas d'anglicisme et je note que tu n'as pas fait le lien avec ce prénom littéraire connu, quel plaisir de te lancer ce défi Wink Il s'agit bien encore de la fatigue, je me suis trompée de ligne.

Les spoilers, en effet, la honte est sur moi, je vais réparer ça et de ce pas.

Il est vrai que les présentations ne sont pas mon fort, mes perso se révèlent quand ils sont en interaction mais je vais explorer tout ça à nouveau, le peaufiner pour la cohérence.

Juste une chose, non ses parents ne savent pas pour Baptiste, ils ont coupé les ponts.
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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 17:45

Je ne suis pas Mallarmé et je n'ai pas " lu tous les livres". La seule Hadley que je pourrais citer est "Numéro Treize" dans la série Dr House et c'est son nom, pas son prénom ; et encore, j'ai dû vérifier sur Wikipedia...
Donc, je m'avoue vaincu, sinon je vais passer des heures à chercher quelle est cette Hadley littérairement connue.
J'ai déjà appris que 3 487 enfants nés au USA depuis 1880 ont été prénommés Hadley, avec un pic phénoménal depuis Dr House. Le maximum a été atteint en 2007 avec 680 naissances. Ton perso n'a pas dû rencontrer beaucoup de Hadley dans ses vingt-huit ans de vie.
Le Dévoreur saura peut-être relever ton défi.

Hadley a écrit:Il est vrai que les présentations ne sont pas mon fort.
Tu es trop modeste ; ta présentation est remplie de qualités et présente beaucoup d'intérêt.





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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 18:14

Bonjour,

Si je ne dis pas de bêtise, les voyageurs ont aussi droit de donner leur avis non ?
Bref, je suis contente de voir qu'une petite dame de la prohibition (et aussi future ambitieuse) se présente au Dévoreur ! C'est formidable ! Ma Christiana va se sentir moins seule et vu le caractère de Hadley, cela promet d'être très intéressant entre ces deux ambitieuses.

Suite à ma lecture de ta fiche, une question me vient : que va-t-il advenir de Baptiste quand Hadley se retrouvera face au Dévoreur ?

(On peut avoir un indice supplémentaire pour ton défi du prénom littéraire connu ? moi aussi je veux tenter de deviner ^^)
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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 18:29

Ah je suis sur tous les fronts, bref !

Alors non je suppose que comme la planète entière personne n'a lu tous les livres, même ceux qu'il souhaiterait et pour moi c'est dommage mais...

Hum pas de spoiler sur House, en revanche ^^ *va se faire des ennemis*

Alors un indice pour tous les deux et puis tiens oui au Devoreur aussi. Elle fut la femme, la figure de proue d'un auteur américain important au destin tragique. La période devrait vous aider à la situer

Merci mais non, je préfère vraiment développer mon personnage en ponctuant mes posts de références à son passé, néanmoins j'ai commencé à élargir les détails de l'histoire Razz

Siana : Oui j'ai appris ça, ça peut être intéressant, il faudra que j'aille lire tes fiches. Sinon pour Baptise, n'étant pas certaine, j'avais pensé que la fuite dans le temps restait courte dans l'époque où vit le personnage, si je me suis méprise alors l'option de la vieille voisine me semble la seule envisageable en l'état.
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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 18:38

La femme d'Ernest Hemingway s'appelait Hadley...

Hadley a écrit:Sinon pour Baptise, n'étant pas certaine, j'avais pensé que la fuite dans le temps restait courte dans l'époque où vit le personnage, si je me suis méprise alors l'option de la vieille voisine me semble la seule envisageable en l'état.
C'est en lisant la fin de la partie rupture car on voit que Hadley tombe dans le vidage de poche et de sac à main, mais la curieuse que je suis aimerait bien savoir ce que devient Baptise quand sa maman fait le tour des poches et des sacs.
Aussi, j'aimerai en savoir plus sur les sentiments de Hadley. Que ressent-elle ? Après tout, elle a une envie presque égoïste (Hadley se dit qu'ELLE, et pas "nous", l'a bien mérité) de partir loin, de tout laisser tomber. Pourtant elle est mère, elle ne peut pas tout laisser tomber car elle a une petite bouche à nourrir... qu'éprouve Hadley face à cela ? Cela m'intrigue ^^

Hadley a écrit:Oui j'ai appris ça, ça peut être intéressant, il faudra que j'aille lire tes fiches.
Tu verras que leur histoire est loin, très loin d'avoir des points communs et que cela en fait deux personnages bien opposées.
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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 18:47

You win Siana ! Un très beau livre de Paula McLaine vient de sortir en poche d'ailleurs, sur Hadley Hemingway ^^

Ahh en ce sens là, alors oui en effet, il faut que je le précise, bien sûr Baptiste est toujours accueilli par la voisine attentionnée pendant les escapades nocturnes soit pour partir à la recherche de clients, soit pour son nouvel "art".

Alors si l'abnégation de Hadley est mal passée, là ça m'ennuie. Elle a trop de morale pour se trahir si ça n'est pas pour son fils. Si elle vole, c'est pour lui, bien sûr elle ne rejettera pas son propre confort et c'est là où je parle de mérite mais vraiment, je tentais de faire comprendre qu'elle pense avant tout à son fils. Je vais relire, merci Siana ^^

Edith : Est-ce mieux ?
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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 22:58

J'ai manqué l'indice, et Lucky Siana, qui poste plus vite que son ombre, a trouvé la devinette.
J'étais de toute façon sur la mauvaise piste, cherchant une héroïne de roman et non une épouse de romancier qui en a eu quatre. Bravo Siana !
Pour le jeune Baptiste, Hadley a une aimable vieille dame à l'étage en dessous à qui elle semble avoir l'habitude de confier son enfant. Donc, son amour maternel ne l'empêchera pas de partir sur les routes du temps pour satisfaire ses ambitions.



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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Mer 6 Fév - 23:01

Navrée Alceste, mais j'aime jouer, on refera Razz

Oui j'ai modifié en effet ^^
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Re: Hadley Fairfield

Message  Le Dévoreur de temps le Jeu 7 Fév - 1:46

Bonsoir Hadley,

Bienvenue parmi nous. Je suis tout à fait enthousiasmé par cette fiche très agréable à lire et par la bonne volonté de la joueuse qui semble partager avec nous une certaine exigence au sujet de l'écrit. Voici une comparse de jeu toute trouvée pour mademoiselle Von Carter. Amies ou ennemies ? L'avenir nous le dira. En tout cas, une histoire émouvante et un personnage attachant. Le Dévoreur ne devrait pas tarder à venir te chercher Hadley, car te voilà prévalidée !

Bon jeu parmi nous. J'espère que tu te plairas dans les mondes multiples d'Autres Vies.

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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Jeu 7 Fév - 2:13

Merci monsieur le Devoreur.

J'aurai aussi beaucoup de plaisir à mêler ma plume aux vôtres.

Bonne soirée.
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Re: Hadley Fairfield

Message  Le Dévoreur de temps le Ven 15 Fév - 20:54

Bonsoir Hadley,

Je te présente mes excuses mais j'ai complètement oublié de te demander de bien vouloir copier coller ta fiche dans le topic " Citoyens en chemin" afin que je puisse venir te chercher. Celle qui se trouve ici sera déplacée avec tous ses commentaires dans Au "Fil du temps" où tu pourras faire plut tard une demande d'espace personnel.

A très bientôt en rp

Au plaisir de croiser la plume avec toi.

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Re: Hadley Fairfield

Message  Invité le Ven 15 Fév - 20:58

Bonsoir,

Aucun souci, je m'exécute de ce pas.

Merci Dévoreur.

Au plaisir également.
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Re: Hadley Fairfield

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