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L'homme au parapluie

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L'homme au parapluie

Message  Invité le Mer 11 Mar - 20:24

Prénom : Pépin (pseudo)
Nom : Riflard (pseudo)
Surnom : Pébroc
Âge : 20 ans
Epoque et lieu de naissance : Né en France à Paris, le 22 septembre 1958

Physique, Caractère : Le jeune homme est svelte, pas très grand 1m70, ses cheveux sont noirs, il a les yeux marron foncé, sa peau est blanche et a du mal à bronzer.
On le verra habillé de costume anglais ou de trois-pièce noir. On se demande presque s'il ne travaille pas dans les Pompes funèbres car il n'arbore jamais de sourire. Il possède un parapluie noir qu'il a nommé Jérémie et qu'il n'utilise que comme canne. Il ne l'ouvre jamais pour s'abriter de la pluie, quelques fois du soleil parce qu'il ne le supporte pas.

Il est froid et flegmatique, un flegme vraiment hors du commun, jamais surpris par rien, aucun retournement de situation, aucune tentative de lui nuire en quoi que ce soit ne lui décrochera une expression s'il n'est pas d'humeur. Il est acide et quelque peu excentrique, enfin pas plus que de l'acide goût chewing-gum, ou du chewing-gum parfumé à la soude. Malgré son caractère apathique il est très curieux de tout phénomène et de tout mystère même si son métier lui a appris que la curiosité maladive n'est pas vraiment tolérée.
Son corps est une sorte de temple : il prend bien soin de n'ingérer aucune substance qui pourrait lui nuire. Il mange sainement, ne prend aucune sorte de drogue, ce qui inclut cigarette et alcool.

C'est un misanthrope convaincu, l'humanité ne lui a apporté que des problèmes, ainsi même s'il respecte certains humains, il a tôt perdu espoir en l'humanité. Il est un parfait égoïste, toutes ses actions ne sont que dans un seul but : son bonheur personnel. Il pense que c'est aussi la manière de penser de tous les humains. Après tout, quand on aide son prochain, même sans arrière-pensée, ce ne sera que dans un seul but : soi. Pour ne pas se sentir coupable, pour être fier de soi, en somme dans un but purement égoïste.

Il a lu beaucoup de livres traitant du fantastiques et de l'irréel, des romans policiers ou qui s'ancrent dans la réalité. Si tu cherches bien, tu le trouveras au pas de ta porte. Mais ça n'empêche qu'il les lit quand même.

Il peut faire preuve d'arrogance et de brutalité non physique, car s'il s'en prend à vous, ce sera pour vous détruire et il ne mâchera pas ses mots face à quelqu'un qui a perdu toute sa famille.
Un peu psychopathe sur les bords d'ailleurs il a déjà quelques unes de ses qualités, il n'éprouve pas d'empathie pour les autres.


Ordre choisi : Explorateur

Métier exercé dans l'époque d'origine : Agent illégal, tueur à gage, plus officiellement apprenti créateur et réparateur de parapluie

Métier ou fonction après son premier voyage : Apprenti artisan et tueur à gage


Histoire :
Entre trois et dix pages maximum.

- Petit nuage...-


Né dans une famille modeste à Paris d'où ses parents déménagent pour habiter à la campagne pour donner un cadre sain de développement à leur enfant (la vie est moins chère là-bas). A ses origines son nom n'était nullement Pépin Riflard, juste un nom sans intérêt qui ne signifie rien et que lui même a presque oublié. Jamais pendant son enfance il n'eut d'amis, il a toujours été étrange au premier abord. Il ne parle pas. Ceux qui ont appris à mieux le connaître l'ont délaissé et et insulté, frappé dans le dos pour son irrégularité. Et ce qui n'était que petites railleries l'a amené dans le cercle du paria, où traité comme un paria tu finis par avoir peur que l'on te traite encore ainsi et tu finis par le devenir de plus en plus en fuyant les hommes.
Tout a commencé d'une manière fort banale, par un petit rien, une goutte d'eau.
Par un beau jour de pluie sans soleil, Pépin qui ne s'appelait pas ainsi, rentrait à pied chez lui après la classe avec son ami alors qu'il était en train de pleuvoir. Ce jour là pour une raison inconnue il n'utilisa pas le parapluie qu'il avait avec lui et il déclara à son ami, "Je ne vais pas utiliser mon parapluie, ça lui fera du repos". Et de là commencent les railleries. Depuis il n'utilise plus de parapluie. Etrangement il pense que les parapluies l'en remercient et il a fait d'eux ses amis.

Son père était un agent pour les services de renseignements français et était officiellement diplomate. Très tôt il exprima le désir d'exercer le même travail que son père non pas dans le domaine de la diplomatie mais dans les services secrets, normalement chose tenu secrète par son père qui n'en avait même pas parlé à sa femme. Il lui demanda comment il était au courant, décidant de jouer franc-jeu. Alors du haut de ses dix ans il dit : "C'était soit ça, soit tu trompais maman. J'ai vu la façon dont tu n'arrêtais pas de la regarder nerveusement, tout le temps et dans son dos comme si tu avais quelque chose à cacher. Et puis toutes les périodes où tu pars en voyage pour ton travail quelqu’un se fait assassiner."
Alors qu'il n'avait eu aucun espoir de carrière pour son fils, il semblait qu'une voie était toute tracée pour lui. Il était profondément fier surtout lorsqu'il ajouta "Je n'étais pas sûr mais heureusement dès que je t'ai parlé d'agent secret, tu as commencé à paniquer comme un animal en cage".
De dix à seize ans il s'entraîna avec son père et commença à tuer illégalement en secret se faisant engager comme tueur à gages à partir de quinze ans, en indépendant exécutant des ennemis pour la mafia ou pour des particuliers. Ce n'est que à partir de dix-huit ans, grâce à son père, qu'il entra comme agent illégal dans la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Il arrêta ses études après sa première année de lycée avec une bonne culture malgré tout, pour officiellement devenir apprenti fabriquant de parapluie, un métier qui lui sert de couverture mais qu'il affectionne.
Donner la vie ou soigner un camarade parapluie est quelque chose qui lui est très gratifiant, de la même manière qu'un médecin il leur parle, les rassure et il réprimande les propriétaires qui refusent de faire sécher leurs parapluies à l'intérieur et ils finissent par pourrir. Il arrive aussi qu'il rencontre des gens qui tiennent beaucoup à leurs parapluies et qui ont une histoire familiale avec eux. De toute façon c'est parce qu'ils y tiennent que la plupart des clients viennent faire réparer leurs parapluie, dans une période où il y a des parapluies tellement bon marché qu'on peut se permettre de les acheter pour une simple averse.

- ...Rempli de pluie... -

Il était une ombre à l'origine du monde là où les créatures imaginaires existaient encore, qui se cachait du soleil partout où elle pouvait, sous les montagnes à peines= nées, les roches et les océans.
Mais cela ne suffisait pas à l'abriter de la lumière et au début du monde il n'y avait pas encore de caves profondes, ni de fosses abyssales et le tout jeune Soleil tapait fort et ne laissait aucun répit aux ombres. Un jour que l'ombre se lamentait au pied de l'Arbre Patriarche, celui qui est aussi vieux que le jeune monde, le Patriarche murmura de sa voix bonne et douce comme celle qu'ont tous les vieux arbres sages : "Petite ombre, tu es bien seule et tu semble bien malheureuse, je vais te faire un cadeau. Je t'offre ma toute dernière feuille, ma benjamine. Elle te protègera du soleil. Puisque tu es libéré de ta corvée incessante qui t'obligeait à rechercher des abris, tu es maintenant libre de voyager, alors va à travers le monde."

Bien c'est pas mal, je pourrais devenir auteur. Qu'est-ce que tu en penses, Jérémie ? Tu penses que ce serait toujours mieux que tuer des gens pour de l'argent ou jouer les agents doubles. Ne me dis pas que c'est en rapport avec l'affaire du 7 Septembre. Je te l'ai déjà dit, ce n'était qu'un collègue bulgare. Oh ! c'est du type que j'ai tué dont tu me parles, désolé, j'ai très mal compris. C'était pour ma couverture, je devais le tuer et puis il n'était pas très important, personne ne se souvient de ses œuvres. En même temps la censure est sévère en pays populiste : j'en suis la preuve.

Un humain de plus est tombé de ma main, j'en ai déjà tué beaucoup, peut-être trop, je devrais arrêter. Mais dans un sens, si je continue j'aurai une influence énorme dans le monde des services de renseignements, pourtant ça commence bel et bien à devenir dangereux. Ma trahison n'a pas été découverte par les services bulgares, j'ai juste disparu, un grand merci à la DGSE. Mais je prends de plus en plus de risques, tuer juste pour protéger ma couverture, c'est ma limite. Tuer ne m'a jamais dérangé mais cela me met dans des situations délicates surtout en ce moment.

-Tu t'en souviens de notre première rencontre Jérémie ?

Et voilà que je parle à voix haute, c'est ridicule, moi et Jérémie on se comprend parfaitement sans parler, mais pendant que j'y suis, ça me fait du bien je suppose.

-Oui je parie que tu t'en souviens, c'était le jour de mes 18 ans, un an après être entré dans les services secrets, j'ai alors reçu le nom de code de Umbrella, je sais que ce nom de code était un bizutage du chef, un nom pompeux comme celui là. On n'est pas dans James Bond. Pourtant il me convient bien, je dois dire.

Et voilà que je me perds dans les méandres de mes souvenirs. Tiens mais ça me fait penser qu'il faut que je me trouve un nouveau nom pour mes 20 ans, certainement pas Umbrella. Quelque chose de sobre...bah je verrai ça plus tard.

-Donc le jour de mes 18 ans le service des opérations clandestines m'a offert.... devine quoi ? Oui, t'es au courant. Un superbe parapluie noir, sobre, en fibre de carbone renforcée, incassable, ce qui en fait une arme de self-défense et le plus incroyable est bien entendu la toile capable de résister à des jets d'objets, des coups de couteaux et des tirs d'armes à feu. Testé en soufflerie et avec des baleines ultra-résistantes. Pour un poids de 2 kg, t'es lourd quand même.

Bref il faut que je me trouve un nom, moi... pourquoi pas Pépin Riflard ? ça me semble bien, merci à toi. Bref, tu m'as donné une idée. Bon, plus qu'à terminer d'organiser ma mort, mais tout devrait être prêt à la fin du mois, je pourrais enfin sortir sans avoir peur des Bulgares.

Voyons voir... sinon un dossier Américain, alors Stargate Project...Oh! Mais c'est que ça s'annonce intéressant tout cela, peut-être que ce sera ma prochaine destination, si tout se passe bien, Project Pegasus aussi est pas mal. On m'a rapporté des résultats étonnants sur un gosse. Si tout se passe bien j'aimerais enquêter dessus.

- ...Éclate quand vient l'orage ! -

22 Septembre 1978 :

Voilà le jour tant attendu j'ai souhaité à mes collègues au revoir, je leur ai dit que j'avais besoin de changer d'air et d'aller à la rencontre du mystère. Je suis passé sur la tombe de mon père et de ma mère, morts tous les deux dans un "accident", je n'ai versé aucune larme lorsque j'ai appris la nouvelle. Un assassin froid et sans émotions, voilà ce que je suis, je suis taillé pour ce métier.

Plic ploc plic plic

Il pleut, comme c'est agréable vraiment j'adore la pluie elle m'accompagne dans tous les changements majeurs de ma vie. Comme ce jour où j'ai tué pour la première fois j'avais...

Blonk blonk blank

On frappe à la porte et un mot me vient là tout de suite. Non pas Bulgare, Jérémie, mais presque. Je pensais plus à "fuir", mais c'était pertinent.

Kaboom pum
Les communistes ont un sens de la mise en scène particulier, d'abord ils vont entrer en criant horriblement fort et pointer leurs armes énormes vers moi. C'est une opération d'intimidation, ils veulent juste m’appréhender et me torturer, rien de bien méchant.

Je les entends crier, ils ne sont pas très nombreux, mais moi je suis seul, je vais éviter l'affrontement. Ils n'ont pas encerclé la maison, bien, c'est l'occasion de fuir à travers une fenêtre.

Bliing ou pas, mes fenêtres s'ouvrent et je suis assez bien isolé donc je vais pas faire n'importe quoi.

Tap tump tap tap

A plus les Bulgares, j'ai déjà des billets d'avions pour l'Amérique. Les communistes sont vivement combattus là-bas, déjà ceux-là ne vont pas s'en sortir, ils sont finis et si les collègues ont compris mes intentions, ils me feront passer pour mort.

Plic ploc ploc plic

Ils ne me retrouveront pas, je suis assez loin, j'ai couru, couru à en perdre le souffle, je peux enfin me reposer. Jérémie est avec moi, la pluie tombe, elle me lave de l'homme que j'étais hier, je suis une nouvelle personne, la pluie tombe, je tend mon visage vers le ciel, je regarde les gouttes tomber, j'y aperçois mon passé, mon présent et peut-être bien mon futur. Dans chaque goutte j'aperçois des scènes, des lieux, des visages que je ne reconnais pas et parmi l'eau j'aperçois des gouttes de sang. Mes victimes, j'en reconnais certaines, pas toutes, d'ailleurs, il y en a que je n'ai jamais vues. Dans une goutte j'aperçois même Jérémie.

Maintenant j'ai envie de voyager à travers le monde et plus, dans l'espace même, pourquoi pas ?

Possessions : Boîte d'allumettes étanches, 3 flacons de 150 mL de méthanol (pour les corps), Jérémie le parapluie para-balle, nécessaire de couture dans sa poche de pantalon pour réparer vite fait Jérémie

Permissions :

[*]lègère : "j'accepte qu'on fasse supposer au personnage qui fait face à mon personnage la raison de mes réactions, mes pensées, mes réactions futures mais cela doit rester extrapolation du personnage de l'autre joueur et ne pas mettre en scène véritablement mon personnage." ( Vous êtes conscient que ce choix induit des messages plus courts dans le cas d'un rp où l'action et l'interaction prévalent ou alors que le rp risque de durer très longtemps, c'est à négocier avec votre partenaire)

Autorisez-vous les autres joueurs à influer sur le jeu de votre personnage via la zone RP Blue Hospel, c'est à dire à vous atteindre par le monde des rêves ? Oui mais avertissez moi en Mp

Disponibilités in RP (cadence de jeu): Une fois par semaine et plus.

Espace personnel : Vous penserez à insérer ici le lien à votre espace personnel lorsque vous en aurez un (il ne sera visible que des membres connectés)

Décharge responsabilité :
Joueurs majeurs: "Moi, joueur du compte personnage Pépin Riflard, déclare avoir pris connaissance que ce forum comporte une sous section interdite et cachée aux - 18 ans. Je prendrai soin de protéger la sensibilité des plus jeunes en usant des espaces consacrés si mes récits contiennent des propos violents, choquants ou à caractères érotiques. Toute infraction délibérée sera sanctionnée par la suppression de mon compte. Je prends connaissance de ces conditions en m'inscrivant et les accepte. L'administration du forum ne saurait en être tenue pour responsable."

Crédits avatar : http://benloy.over-blog.com/article-reflets-48026297.html

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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Sam 14 Mar - 22:15

La menace des Maitres du Temps se rapprochait presque inéluctablement et bientôt l’affrontement aurait lieu. A moins de trouver une solution pour empêcher tout cela, la guerre serait terrible. J’étais dans le bureau de Vladimir, relisant les notes qu’il avait laissées pour moi à l’attention de cette nouvelle mission. Il n’aurait pas assez de temps ni d’énergie pour s’en occuper sachant que les  premiers Voyageurs n’allaient pas tarder à venir les uns après les autres à Targoviste qu’il devait s’occuper de l’arrivée de Thorvald, petit fils de Thor. Une lignée que je connaissais depuis de nombreuses années pour avoir connu son illustre grand-père au point d’avoir passé un accord et de veiller sur ses descendants surtout depuis que son fils Gorthün avait disparu et que Thorvald s'était allié au Dévoreur. Pour le moment, seul le Dévoreur connaissait ma vraie nature et c’était mieux ainsi. J’étais aux yeux des autres et surtout du personnel de l’Abbaye, la disciple du maitre des lieux et j’étais connue sous le nom d’Elin Jensen. J’ai appris auprès de lui à me familiariser avec les hommes et leurs vies, à découvrir leur quotidien et les différentes époques. Cela avait été complexe pour moi au début, puis petit à petit, j’étais devenue une « voyageuse » sans que je n’éveille de soupçons sur ma présence et mon rôle auprès de Vladimir.

J’attendais patiemment son arrivée pour écouter ses dernières directives avant qu’il n’ouvre un vortex en direction de ma prochaine destination, la France, très exactement, le  22 Septembre 1978 et de cet homme que je devais retrouver.  Pépin Riflard était un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années et son histoire était des plus surprenantes. Vladimir souhaitait que je m’approche de lui et savoir s’il avait l’âme de devenir un Voyageur et peut-être de devenir aussi un allié contre ces ténèbres qui s’annonçaient. Mais d’après les informations que j’avais entre les mains, ce jeune homme semblait être blasé par l’humanité en qui il n’avait plus confiance et il préférait se conduire en parfait égoïste dans un seul but : son propre bonheur. Je ne savais pas comment j’allais aborder le voyage dans le temps, quelles seraient ses intentions et quel serait son but personnel à vouloir me suivre dans l’inconnu. Je le découvrirai au fur et à mesure de notre échange. J’espérai seulement que ce voyage ne serait pas vain.

La porte s’ouvrit et la silhouette du Dévoreur s’avança dans la pièce. Il me sourit et resta silencieux. Ses traits paraissaient fatigués et soucieux à la fois. Je lui fis un signe de tête, acquiesçant ainsi que j’étais prête, récupérant une petite bourse en vieux cuir que j’attachai à ma ceinture et remontant sur mes cheveux la capuche de ma longue cape. Je voyageais léger et je n’avais besoin que de peu de choses. Mes doigts effleurèrent le tissu de ma tunique grise, cherchant la présence de mon pendentif que je portais toujours sur moi. Une amulette divine comme Vladimir aimait bien le définir et que j’étais la seule à pouvoir toucher. Tout autre personne se verrait immédiatement brulée au contact du bijou. Soudain un point lumineux apparut dans la pièce et se mit à grandir, grandir, grandir formant une sorte d’amas bleuté qui tourbillonnait. Un passage vers un autre temps, une autre époque venait de se créer grâce au Dévoreur et je plongeai vers ce vortex. Les flux étincelants s’étirèrent, me transportant avec eux vers ma destination.

France, 22 septembre 1978

La pluie s’abattait tout autour de moi et j’étais spectatrice d’une scène étrange. Un jeune homme courrait à tout allure sous la pluie, échappant à une destinée qu’il ne désirait plus. Il avait un tout autre rêve en tête. Il s’arrêta à bout de souffle non loin de moi qui était protégée sous un porche. Tout autour de moi, de lui, il n’y avait aucun bruit sauf la chanson de la pluie dont les gouttes s’évanouissaient sur le bitume. Le ciel s’esquissait en un blanc-gris resplendissant. Je m’approchai alors de lui. Vladimir m’avait envoyée exactement auprès de Pépin. Du moins ce jeune homme en était la représentation parfaite d’après les informations. Il était jeune, les cheveux bruns, svelte, sa peau d’une blancheur hivernale. D’un pas aérien et sans qu’il ne m’entende, je fus assez près de lui alors qu’il était perdu dans ses réflexions et dans l’observation des gouttes de pluie.

-  Pépin Riflard ?  Et si je vous disais que je peux vous aider à changer de vie ? A devenir un autre homme ? A côtoyer le fantastique qui vous a toujours fasciné à travers les romans ? A voyager ?

Il sursauta et se retourna vers moi au son de ma voix, surpris de ma présence. Il était temps de connaitre davantage ce jeune homme dont la vie avait fait de lui un tueur impitoyable. Les questions ne tarderaient pas à franchir ses lèvres et j’étais prête à lui donner des réponses.
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Dim 15 Mar - 0:18



-  Pépin Riflard ?  Et si je vous disais que je peux vous aider à changer de vie ? A devenir un autre homme ? A côtoyer le fantastique qui vous a toujours fasciné à travers les romans ? A voyager ?

Ah ! A travers les gouttes de mes pensées un rayon de lumière a réussit à me sortir de ma torpeur, ça promet un arc-en-ciel. Me prendre par surprise n'est pas très bon pour mon cœur je dois dire, je suis devenu à moitié paranoïaque depuis que je suis dans le Milieu et dans le milieu. L'objet de mon arrêt cardiaque manqué est une une jeune femme assez curieuse au demeurant avec toutes ses questions, malgré cela elle semble en connaître autant sur moi que moi sur un citoyen lambda si j'avais envie de me tapé toutes leurs fiches pour le plaisir, ce qui n'est pas le cas. Non elle n'en connaît pas trop Jérémie, justement pas assez, c'est toujours les choses importantes qu'on doit demander soi même, par exemple "Veux-tu venir avec moi et découvrir des secrets que même le président ne connais pas ?", typiquement ce qu'on doit toujours rabâcher, on a pas assez d'information sur le profil psychologique des gens. Moi je lance des simulations à partir de leurs dossiers et je parie avec les collègues ce qu'ils vont répondre, pour le moment je m'en suis plutôt bien sorti.

Revenons à nos moutons, dans ce genre de situation la seule chose à faire est de...

-Désolé vous avez dû, vous trompez, bonne journée.

Vite marcher naturellement et rapidement j'espère que je ne vais pas finir de la même manière que mes anciennes victimes ce serait ironique. Quoi ? Tu pense que je devrais retourner la voir Jérémie, tu as un bon pressentiment. J'espère que tu ne te trompes pas.

-Hum... finalement vous m'intriguez, j'ai changé d'avis vous avez l'air de savoir pas mal de chose sur moi.


C'est une phrase classique ça n'éveille jamais les soupçons, j'espère que ce n'est pas encore une blague des autres à la DGSE ou du KGB, la dernière fois ils avaient failli m'avoir en m'appâtant de la même façon, failli est peut-être un bien grand mot. C'est triste que je n'arrive même pas à me laisser tromper par ce que je veux vraiment. Suis-je à ce point aigri ? Qu'en pense-tu ? Un peu. Bizarrement je n'arrive pas non plus à croire cela.

Plic ploc ploc

-Je serais plus que ravi de voyager, de changer de vie. J'aimerais juste savoir quand et comment ?
Et au passage pour qui travaillez-vous ? Que ce soit une organisation ou quoi ce soit, je sens une sorte de connaissance de quelque chose de supérieur ce dégager de vous, une connaissance qui me supplante totalement, ce qui ne signifie pas rien. Une dernière chose qu'elle est votre nom ?


Petite ombre tu as devant toi quelque chose de beaucoup plus grand que toi, quelque chose d'éblouissant et d'excitant, un nouveau chemin secret s'ouvre à toi. Petite feuille tu sembles fin prête à m'accompagner encore une fois, j'espère juste que tu ne risque rien, je te protégerais comme tu m'as toujours protégé.

Jérémie tu es peut-être sûr de toi, mais moi je sens que ce nouveau chemin qui s'offre à moi risque d'être semé d'embûche. Es-tu bien sûr de vouloir encore une fois m'accompagner la dedans ? Oui je n'en attendais pas moins de toi, courageux tout en étant réfléchis je ne serais rien sans toi.
Eh oui ! Je me rappelle cette fois où la Stasi avait bien faillit m'avoir, tu m'a sauvé ce jour là encore, la Stasi n'aurait jamais dû me découvrir il y avait un traitre et quand je suis rentré j'ai arracher la taupe de son trou moi même.

Plic ploc plac


Au lieu de rêvasser sous la pluie, je devrais discuter un peu avec notre nouvelle connaissance, je ne vais pas la suivre maintenant, tu as besoin de sécher et moi d'une bonne tasse de thé après ces Bulgares, d'ailleurs est-elle au courant pour cet incident ?

-Mais permettez que je vous invite à la terrasse d'un café, quoiqu'ils aient la mauvaise habitude de rentrer les tables lorsqu’il pleut, il ne pense pas vraiment aux clients c'est regrettable. N'est-il pas Jérémie ?


Elle semble d'accord pour me suivre et pour s'abriter un peu bien qu'elle n'ait pas l'air d'une fine flamme fragile, oui parce que les fleurs ont pas tant peur de l'eau que cela. D'ailleurs c'est sous la pluie que certaines s'ouvrent, comme les champignons et comme les parapluies, si ça permet de cacher de ma vue des êtres humains le temps d'une averse je ne dis pas non.

En ville heureusement il n'y a pas beaucoup de monde et je repère un café où je n'ai pas mes habitudes, ai-je mentionner que je suis misanthrope et que les prix sont scandaleux. C'est vrai ça j'ai une bouilloire et du des feuilles de thé pas besoin de...
Oh oui  je suis accompagné par quelqu’un d'autre qu’un parapluie aujourd'hui rentrons, la plupart des gens n'aiment pas attendre sous la pluie.

Ploc ploc plic

Alors voyons voir de quoi sera composé ce que je boirais, pas du poison j'espère, l'anthrax ça à un drôle de goût. Va pour le thé. "Excusez, du thé s'il vous plaît ce que vous voulez !" c'est à dire le plus cher. Je me retiens d'insulter les inconnus et c'est toujours dur je dois dire, brrrr, je déteste les êtres humains c'est viscéral.

-Que commandez-vous mademoiselle ?

Le serveur sait parler tiens, encore une journée où je ne suis pas de fameuse humeur, elle a terminé de commander... il faut que je pose la question délicate.

-Et maintenant ? Qui va payer l'addition je n'ai pas un sous en poche à cause d'un certain démêlé avec des amis à moi je suis parti en hâte, désolé.  


Délicat très délicat comme sujet je le sens, sûrement la question la plus importante, pas vrai Jérémie. Quoi j'ai dit une bêtise ?

Plic plic plic
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mar 24 Mar - 10:49


Chaque rencontre était différente. J’avais appris à mieux comprendre les humains, leurs espoirs, leurs rêves autant que leurs souffrances et ceux qui n’avaient plus aucune confiance en l’avenir. Chaque approche était différente et c’était une aventure pour moi d’aller vers la personne qui deviendrait peut-être un voyageur de l’improbable. Lorsque le vortex s’était refermé dans mon dos, j’avais quitté le froid de Targoviste et sa neige pour un ciel plus gris et une pluie qui s’abattait sans discontinue autour de moi. Il ne m’avait que quelques minutes pour trouver  l’individu que Vladimir voulait approcher. Les informations que j’avais eues, me donneraient quelques avantages pour lui faire comprendre qu’un autre monde existait, qu’une façon de le contempler et de le vivre aussi et que je n’étais pas folle. Combien de fois avais-je été nommée ainsi dès l’instant où le thème de voyage dans le temps s’était glissé dans la conversation ? Je ne les compte plus et c’était tout à fait logique de réagir ainsi. Encore une fois, l’esquisse de la situation semblait être la même. L’homme se redressa vivement à mes mots et reprit sa marche rapidement, comme si j’étais la peste et qu’il désirait en s’éloigner le plus possible.

Je n’avais pas bougé et j’observais la silhouette s’échapper au loin. Ma cape me protéger de la pluie. Son tissu lourd me gardait au chaud contre le froid et l’humidité. Puis soudain, il s’arrêta dans sa lancée et fit demi-tour pour revenir à mon niveau. En voilà une étrange façon de se comporter, mais au moins il avait laissé sa curiosité prendre le dessus pour en découvrir davantage. Ce ne fut plus la pluie, mais ses questions qui s’abattirent sur moi, laissant un sourire se dessiner sur mes lèvres.

- Je répondrai à toutes vos questions lorsque nous serons à l’abri. J’accepte bien volontiers votre invitation. Nous serions mieux pour parler de tout ça tranquillement.

Je le suivis aux portes d’un café. Il préféra s’installer à l’intérieur, ce qui était plus confortable qu’en terrasse et sous cette pluie, les tables avaient été abritées et les chaises aussi. Je fis basculer en arrière ma capuche dévoilant mon visage et mes cheveux bruns qui cascadaient sur mes épaules. Je posais ma cape toute mouillée sur une chaise près de moi et je m’installai à la table face à Pépin. Un serveur se présenta aussitôt à nous et je commandai un chocolat chaud. Le silence s’instaura entre nous deux le temps de voir arriver nos tasses. L’établissement est quasiment vide. Les gens n’aimaient certainement pas se promener par temps de pluie. Cela m’arrangeait. J’avais horreur des regards trop curieux surtout pour une telle conversation. Il s’excusa de n’avoir aucun argent sur lui et je sortis alors de ma petite bourse attachée à ma ceinture un billet.

- Ce n’est pas un problème Monsieur Riflard. Bien, je ne vais pas vous faire attendre ni vous faire encore plus patienter. Voyager est une notion assez vaste peut-être même floue pour beaucoup de personnes. J’arrive moi-même d’un autre lieu, d’un autre endroit et surtout d’une autre époque. Nous sommes en 1978 alors que j’étais en 2015. Oui, j’ai fait un bond de trente-sept ans en arrière pour vous retrouver.

Je n’allais pas lui débiter toutes mes réponses les unes à la suite des autres. Je voulais lui donner le temps de bien assimiler tout ce que je lui disais. J’approchai la tasse à mes lèvres goûtant le chocolat chaud et sa saveur sucrée. Ma véritable identité était secrète et c’était bien mieux ainsi.

- Vous pouvez m’appeler Elin. Je suis une voyageuse et j’aide surtout un homme qui a le pouvoir de voyager et de nous faire voyager. Sans lui, je ne serai pas là aujourd’hui à discuter avec vous.  Il a plusieurs noms, je crois que celui qui le caractérise le mieux … C’est le Dévoreur de Temps. Croyez-vous en la possibilité de remonter le temps, d’approcher et de vivre l’Histoire passée ? De prendre part au futur ? De vous retrouver plonger dans vos rêves les plus fous ? De rencontrer des Êtres venus d’endroits que même votre imagination ne pourrait pas décrire ?

J’avais déjà vu Vladimir discuter avec ces potentiels voyageurs, au tout début de ma venue auprès des Humains. Il aurait pris, sans aucun doute, une cigarette de son paquet et il se serait mis à fumer, mais je n’étais pas comme lui. D’ailleurs je ne comprenais pas ce que les humains trouvaient à ce poison et cette dépendance qui s’en émanait.

- Vous m’avez dit vouloir voyager, changer de vie ? A quel point Monsieur Riflard et surtout pourquoi ? Qu’est-ce qui vous pousse à partir, à vous éloigner de votre quotidien et que seriez-vous prêt à faire et/ou à renoncer pour voyager ? On peut avoir l’âme vagabonde et baroudeuse, voyager à travers des vortex et des flux de lumière, c’est très différent.
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mar 24 Mar - 21:22



Ouf, elle avait de l'argent sur elle j'en ai assez de courir dans tous les sens, c'est moins fatiguant qu'aux camps d'entraînements où... non je vais pas ressasser ces souvenirs c'était horriblement ennuyeux et monotone le Centre parachutiste d'entraînement spécialisé c'était pas la joie, entraînement à la gestion de situation de crises, apprentissage de stratégies optimales et opérations d'élites, tout simplement inintéressant. Oui c'est de l'ironie ça se voit, en même temps apprendre à survivre dans une ville avec des agents Bulgares aux trousses tout en buvant du thé c'est pas mal non plus. Je viens de remarquer que mon interlocutrice à les cheveux bruns, y a pas à dire mes pensées sont extrêmement intéressantes et accessoirement elle vient du futur de trente-sept ans plus loin dans le temps, là-bas on aura enfin percer le secret de la machine à laver avec lavage à froid.  Bon j'arrête mon mauvais esprit cette jeune femme a aiguisé ma curiosité on se croirait dans un roman de René Barjavel un très bon auteur pas vrai Jérémie ? Oui c'est vrai j'ai particulièrement aimé ce passage moi aussi.

Reprenons, elle s'appelle Elin, elle voyage dans le temps, elle travaille pour le Dévoreur de Temps, excuse-moi mais on dirait le nom d'un roman de René Barjavel, et elle me pose des questions. Le thé est délicieux tout est meilleur quand on ne paye pas je suppose, du thé noir parfumer à l'essence de Bergamote et aux pétales de roses, un French Early Grey je crois, oui ça me parait tout à fait logique nous les français on aime les pétales de roses c'est connu, je me serais plus attendu à ce nom si on avait fait un thé aux pattes de grenouilles.

-Est-ce que je crois au voyage temporel ? Je suppose que oui vous en êtes une preuve, par contre si vous pouviez me montrer un objet de votre siècle je serais un peu plus prêt à vous croire. Quant à où je suis prêt à aller je vous répond, jusqu'où il faudra, si il me faut tuer des enfants sans pitié  j'irais, si il faut donner à manger à cent-cinquante chatons affamés en moins de deux heures j'irais. Ce qui me pousse à partir c'est l'aventure, la curiosité et surtout la liberté c'est pour ça que je suis prêt à faire ce que vous voulez tant que vous me laisser ma liberté totale après.

Mais attend voir le Dévoreur ! Non... si... à moins que ce ne soit autre chose, est-ce que je me trompe ou....

-Excusez-moi mais on dit le Dévoreur de Temps ou le Dévoreur du Temps ? Et puis ça veut dire quoi en fait il mange des horloges des trucs comme ça votre patron ?

Non j'en ai pas marre de dire des bêtises Jérémie, tu me connais.

-J'allais oublier ! Je vous présente Jérémie mon parapluie vous ne voyez pas d'inconvénient à ce qu'il m'accompagne si vous acceptez que je parte avec vous ?
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Ven 3 Avr - 23:15

Les Humains, quelles que soient leurs origines dans le temps éveillaient toujours en moi une certaine curiosité. Tous ces nouveaux voyageurs, que Vladimir approchait, étaient un tour de force du destin. Parfois je me demandais où il puisait toute cette envie et cette force de continuer à rassembler ces hommes et ces femmes, à leur démontrer, leur prouver, leur expliquer qu’il y avait autre chose dans leur vie que leur quotidien. Il suffisait d’y croire, de le vouloir. Pour l’avoir vu à l’œuvre, le Professeur Stanzas avait beaucoup plus de patience que moi bien que ma foi en lui et en son œuvre, en son combat ne se soient jamais fissurés au cours de toutes ces années. L’homme assit en face de moi était tout aussi curieux de nature, mais je ressentais une sorte d’égoïsme qui enveloppait une grande partie des Humains, ceux qui ne regardent jamais en arrière ou qui ne tentent aucune main sauf si c’est pour un intérêt qui leur servira. Mes questions étaient essentielles pour le bon déroulement de la suite et en savoir sur ses intentions et sur ce qui le poussait à voyager tout autant.  Le chocolat chaud était délicieux. C’était l’une de ces petites gourmandises à laquelle j’osais me laisser piéger.

- Je pourrai n’être qu’un mirage, une illusion de votre esprit. Qui vous dit que je suis bien réelle ?

J’aimais parfois bousculer les Êtres et découvrir en eux ce qu’ils cachaient, ce qu’ils tentaient de museler.

- Mes vêtements sont déjà forts différents des vôtres. Je n’ai malheureusement rien de plus  sur moi de bien particulier. Mais je pourrai vous montrer comment on traverse les époques. Une sorte d’artéfact que je possède sur moi.
Spoiler:

Je sortis de dessous ma tunique mon médaillon.  Sa pierre d’un bleu clair était montée sur une griffe en argent et elle n’obéissait qu’à moi. Celui ou celle qui aurait l’intention de le toucher ou de me le dérober ressentirait une terrible brûlure. Elle possédait des pouvoirs extraordinaires liés directement au Dévoreur de Temps.

- Peut-être que cela pourra vous faire changer d’avis. Et pour ce qui est de tuer des enfants, nous ne sommes pas des assassins. Méfiez-vous à ne pas tomber dans une sorte d’idéalisme qui est loin de nous définir. La curiosité est un sentiment qui nous pousse à avancer. La liberté est une sensation qui vous échappera quelques fois. On n’a rien sans rien, Monsieur Riflard.

Jouer aussi avec ma patience c’est un très mauvais point pour la personne qui se trouve en face de moi. Je me laissai aller contre le dossier de ma chaise, croisant mes bras tout en sondant son regard.

- Ne me faites pas répéter. Vous auriez tort de vous aventurer sur ce terrain-là avec moi.  Vous lui poserez vous-même toutes vos questions. Je ne suis là que pour faire le lien entre vous et lui, pour essayer de savoir s’il peut vous faire confiance, si on peut vous faire confiance. C’est peut-être un amusement pour vous. C’est loin d’être le cas pour le Professeur Stanzas.

Je plissai les yeux lorsqu’il me présenta son … parapluie. Les Humains m’étonnaient de plus en plus.

- Votre … ami ne me gêne en aucun cas. Puisque vous êtes avide de voyages, lorsque vous aurez terminé de boire votre thé, nous tenterons de chercher un endroit plus tranquille pour … voyager. Il n’y aura pas de retour en arrière possible. J’espère que vous en êtes conscient. Nous irons en premier lieu à Targoviste en 2015. Le climat est actuellement un peu plus rude qu’ici avec la pluie. Une tempête de neige ne cesse d’agrémenter les journées et les nuits. Le Professeur Stanzas habite une Abbaye entièrement restauré. On vous donnera une chambre pour vous y reposer  et vous ferez sa connaissance lorsqu’il sera moins sollicité de son côté, tout comme vous croiserez d’autres voyageurs.

Je terminai ma tasse de chocolat chaud et je me levai de ma chaise, enfilant ma cape encore humide de la pluie de dehors. Maintenant la balle était dans son camp. Il faudrait sortir de ce bar, chercher une ruelle tranquille, un recoin sans curieux pour permettre au vortex de s’ouvrir ….
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Sam 25 Avr - 15:55

De par mon expérience je reconnais deux sortes de personnes en ce monde ceux qui croient aux hommes crustacés et ceux qui croient aux hommes reptiles, moi je crois aux hommes Chantilly, je sais que c'est une ville Chantilly donc je suis sûr qu'ils existent les hommes de Chantilly, la crème Chantilly qui va très bien avec des scones, du beurre et de la confiture c'est délicieux à l'heure du thé j'aime bien la culture anglaise notemment leur humour, mais ça se voit je pense. Quelques fois je divague vraiment étrangement tu ne pense pas parapluie absolument pas vivant auquel je parle et qui me répond, deviens-je fou ?

Je suppose que je le deviens... non en fait.

C'est vrai qu'est-ce qui me dit qu'elle est bien réelle, comme disait une de mes connaisances maintenant disparu, Satan ai son âme, on ne peut être sûr de la fiabilité d'une personne que quand nos mains enserrent sa trachée, c'est juste mais un peu extrèmiste quand même, j'aurais probablement à appliqué ce dicton bientôt dans cette histoire plus qu'étrange.

Un pendentif qui lui permet de changer d'époque intéréssant mais ça ne prouve pas grand chose en réalité. Regardez donc cher ami ma formidable amulette de voyage temporel, c'est de l'argent massif. Pour le moment donc aucune preuve quant à ses vêtements elle pourrait tout aussi bien être déguisé ce n'est pas un gros problème. Aucune preuve mais qui a quelque chose à faire des preuves, pas moi en tout cas et toi Jérémie ? Toujours en confiance, bien.

Quelle déception alors ainsi ce ne sont pas des assassins, risible proprement risible, aucune organisation avec un pouvoir aussi puissant entre les mains n'a jamais aussi mal menti, elle va me dire qu'il n'y a pas des tarés dans les voyageurs maintenant et que le Devoreur de/du Temps, c'est cela je crois, voyage dans les époques pour le bien du voile spatio-temporel, je ne m'y connais pas trop bien mais j'ai lu quelques théories de Einstein et consorts, le Dévoreur de/du Temps est plus avancé sans aucun doute au niveau de la théorie par contre je me demande si il ne va pas s'attirer des problèmes en jouant avec la réalité. Que l'Univers ou le Temps soit détruit ne m'enchante pas du tout, c'est voué à arriver mais je n'aime pas vraiment cette idée, la Toile de l'Univers dévoré par les mites des voyageurs du Temps et le papillon se réveille. Ma liberté sera restreintre encore une bonne nouvelle, ce sera toujours mieux pourtnat que les services secrets même si je pense qu'il va y avoir quelques vérifications histoire de voir si on a pas essayé de volé le cadavre de Napoléon, ça pourrait rapporter pas mal d'argent je pense.

Apparemment ma question ne lui a pas plut cet entretien ne semble pas être une blague pour elle je peux comprendre que tout cela soit minutieusement calculé pendant des mois, ou alors ils contactent les gens sans les avoir préalablement observé moi c'est ce que je ne feraispas, par contre suivre une inconnue qui m'affirme voyager dans le temps j'ai aucun soucis avec ça. Attend voir le professeur Stanzas... cela me dit quelque chose...ça me reviendra plus tard.

Cette jeune femme me semble surprise par la manière dont je parle de toi Jérémie elle est étrange tout de même tu ne pense pas que je devrais la tuer et récupérer son artefact de voyage ? Ce serait bien plus simple et un humain de plus ou de moins ne ferait pas une grande diffèrence, non tu pense que je devrais attendre, soit. On va en 2015 tu entends ! Je me demande comment c'est là-bas, moins ou plus de pollution ? Aussitot que l'on aura changer d'époque je serais à leur merci, tant pis.

Hop ! J'ai terminé mon thé.

-Je vous suit mon petit et surtout pas de mauvaise blague sinon je voue tue dès que j'ai un doute quant à vos intentions, voyez y quelque chose de personnel si ça vous chante.

Sortons de la boutique maintenant Jérémie tu m'as l'air sec et il ne pleut plus trop direction la neige du 21ème siècle.  

-Stanzas ce serait pas le professeur disparu peu après la fin de la guerre, personne n'a réussit à le retrouver, c'est bien lui n'est-ce pas ?
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mar 5 Mai - 22:43

Je lui avais expliqué ce qui se passerait dès l’instant où il accepterait de me suivre. Il ferait un bon en avant dans le futur pour se retrouver projeter en 2015 à Targoviste où je savais très bien que le climat était actuellement plus rude que cette pluie qui ne cessait de tomber par ici. Il me semblait sceptique. Encore une trait de caractère des humains que je ne comprenais pas. D’ailleurs, si je m’étais familiarisée avec les voyageurs du Dévoreur depuis ces nombreuses années, il y en avait toujours qui ne m’inspirait pas confiance. Les tous derniers qu’il avait réunis, toutes ces personnes actuellement présentes ; je ne les avais pour le moment pas approchés. J’attendais d’avoir tout ce petit monde ensemble, sous la main et de les observer. Non, je parlais de tous ceux qui avaient un jour poussé les portes de la demeure de Vladimir. Cet homme assis face à moi ne paraissait pas me croire et j’avais une sainte horreur de devoir me justifier.  Il avait une manière bizarre de s’adresser à son parapluie comme s’il était vivant. Après tout, pourquoi pas ? J’en avais tellement vu dans ma longue vie d’Immortelle que je pouvais croire que les Humains étaient des personnes stupéfiantes et toujours pleines de surprises. Il était donc temps de voir si cet homme avait le profil pour devenir un Voyageur. Je l’invitai donc à me suivre à l’extérieur malgré une pluie toujours présente, mais moins violente qu’au début. C’est en remettant ma cape encore humide qu’il m’adressa ses menaces.

Me menacer ? C’est une dès  chose qu’il ne fallait pas faire avec moi. Je ne provoquerai pas d’esclandres dans ce petit bar. Ces innocents autour de nous n’y étaient pour rien.  Sur un champ de bataille, sa tête se serait retrouvée rapidement séparée de son corps. Ici, je devais me montrer pour le moment courtoise telle était ma mission.  Je ne lui répondis pas sur le moment, remettant ma capuche sur mes cheveux noirs et je sortis la première de l’établissement chaleureux sans me retourner. J’entendais tout de même ses pas dans mon dos et une question qui m’arracha un petit sourire.  Toujours silencieuse, je poursuivais un itinéraire précis, celui par lequel j’étais arrivée à cette époque, dans une ruelle, une impasse plus précisément. Au bout de celle-ci une sorte de grillage qui donnait sur un terrain vague, abandonné. Personne ne nous verrait et lorsqu’il se rapprocha de moi, je lui fis alors face.

- Vous pensez que vos menaces vont marcher sur moi ? Vous pensez que je suis une pauvre âme sans défense et qui doit trembler devant vous ?  Et qu’avec votre comportement je vais vous faire traverser les époques et vous faire rencontrer le Dévoreur ? Allons soyons sérieux une minute. Soit vous cessez immédiatement ces manières hautaines que vous avez envers moi et vous rangez votre panoplie de tueur dans une poche de votre manteau, soit je m’en vais. Je vous laisse –là et personne ne reviendra à ma place. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un temps inutile avec des gens qui seraient susceptibles de menacer les autres Voyageurs comme vous venez de le faire avec moi.

Je lui donnai une chance d’arrêter son jeu avec moi. Pour le moment, je n’étais pas encline à ouvrir le vortex. Cet homme venait de me démontrer qu’il pouvait à tout moment être dangereux pour nos autres invités et la pagaille qu’il pourrait provoquer en rencontrant Max, Istvan, Thorvald, Elymara et tous les hôtes de Vladimir. Non, je ne pouvais pas prendre autant de risques. Peut-être que le Dévoreur serait déçu si je revenais sans cet homme, mais devais-je mettre tout le monde en péril ? Ho bien sûr,  je ne doutais pas de la force du Roi de  Drogmünd, ni de ces nouveaux alliés que j’avais hâte de connaitre.

- Vous posez beaucoup de questions, mais je n’y répondrai pas.  Pour le moment, je veux m’assurer que vous ne serez pas un danger pour les invités du Dévoreur. L’heure tourne pour moi et je dois retourner à Targoviste. La balle est dans votre camp. A vous de me montrer que vous méritez de voyager … ou pas … Il y en aura d’autres après vous. Il y en a toujours eu.  Vous allez vous comporter ainsi avec tous les voyageurs ? Les menacer ? Leur manquer de respect ? J’attendais de vous une attitude bien différente que celle que vous me dévoilez. Je suis assez perplexe pour tout vous dire.  Comment puis-je avoir confiance en vous maintenant et vous amenez là-bas ?

Lorsque la méfiance s’installait, il était difficile de l’éloigner de chaque jugement. Et c’était ce qui se passait en ce moment face à ce Pépin qui semblait aimer jouer avec les gens et leurs réactions. J'étais une Déesse, une vraie. Celle de la guerre et de l'amour. La guerrière prenait toujours le dessus sur mes émotions, héritage de mon passé.
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mer 6 Mai - 12:32

Encore quelqu'un qui réagissait mal à mes avertissements ce n'est pas comme si je comptais tuer tous ceux que j'avertiis mais la plupart des gens qui se voient face à la mort le prennent comme ça. Oui je manque de finesse Jérémie. Je sais bien que je n'aurais pas dû mais j'ai toujours été quelqu'un de très directe, j'ai comprit que j'ai encore beaucoup à apprendre. Promis c'est la dernière fois que je fais une gaffe pareil. Quoi à voix haute !

-Je suis vraiment désolé c'était une malencontreuse erreure de ma part cela ne se reproduira plus je suis vraiment navré.

Content ? Tu ma fait passer pour un fou maintenant elle croit que je parle tout seul, écoute à ppartir de maintenant je te parlerais beaucoup plus à voix haute comme cela on evitera les quiproquos avec les autres humains.

-Pardon d'avoir heurté votre orgueil féroce ma chère guerrière mais nous pourrions discuter de cela plus tard, quant a mon avertissement ce sera le dernier que vous entendrez de ma part. Je ne vous impressione certes pas d'ailleurs je n'ai jamais impressioné personne mais tout  ce que j'ai dit était la stricte vérité je ne suis bon qu'a une chose tuer, je ne suis pas un soldat; je suis une arme blance de la Guerre Froide j'ai tué bien plus qu'aucune sang boullonant et avec bien plus de rigueur. Je vous dis ça parce que les gens ont tendances à focaliser leur regard vers les ardeurs de la guerre qui s'embrase, ils en oublient alors la guerre qui se déroule dans l'ombre et ceux qui tiennent le crosse de leurs fusils drappés dans la brume.

Les Bulgares ! Merci de me les rappeler j'avais faillit les oublier... il va falloir être plus concilliant.

Plic ploc ploc

La pluie encore et toujours

-Il pleut toujours... vous devriez vous mettre à l'abri et puis je n'aime pas mouiller Jérémie c'est pour ça que je ne le déplie pas, les menaces oublier. Je serais parfaitement doux comme un agneau pas un mot plus haut que l'autre.

Plooc plic plic

C'est étrange, étrange et même bizarre, quand je lève la tête vers le pluie je vois toujours des choses en ce moment. Là je vois Yoan, d'ailleurs qu'est-ce qu'il devient ce bon vieux Yoyo, je me vois moi même, j'ai l'air pathétique et c'est ce que je suis un gros amas de pathéticité, ça n'existe même pas ce mot, bref je suis un contrer de pathétique, un concentrer de pathétique, un distilla de pathétique pur.

-Jérémie jusqu'à quel point puis-je être idiot ?
...

-Hihi hahahaha seulement je me serais attendu a bien plus de qulque chose comme moi, qui tue sans remord et qui parle à son parapluie.

...

-Non c'est pas si grave c'est vrai... c'est drôle en fait je suis un bouffon qui explose des ballons de baudruches qui lui éclaboussent à la figure du sang, sauf que je n'en ai rien à faire du sang ou des ballons si je le fais c'est parce que je suis doué dedans... peut-être que je devrais aller me laver le visage et faire autre chose de ma vie.

...

-Non continuons encore un peu hihihihi !

Charmante tirade j'ai bien aimer l'allusion aux baudruches, c'est sûr que je ne suis pas le prochain Shakespeare mais je suis doué pour me lamenter sur mon sort. La pluie est vraiment parfaite pour me donner de l'inspiration tu trouve pas ? Se remettre en question c'est un passe-temps amusant, tuer n'est pas forcèment la seule chose à faire, faudrait que je répare des parapluies pour m'occuper ou en fabriquer mais je sais pas si j'aurais le temps, ni les outils.

-Est-ce que vous auriez besoin d'un réparateur de parapluie c'est toujours utile et ça m'occuperait ?

T'as vu j'ai utiliser mon plus beau sourire, j'ai presque l'air d'un type normal.

-Oh ! Veuillez m'excuser avec mes questions mais les interrogatoires j'ai ça dans le sang aux trois sens que veut bien lui accorder la sémantique. Vous pouvez être assurer qu'il n'y aura pas de problème de plus j'ai toute confiance en vous, je vous aime bien vous avez du répondant et vous ne vous laissez pas intimider.

Pliic plic plic
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mer 13 Mai - 17:01


L’heure tournait, mon temps était plus que précieux ne sachant pas ce qui se passait là-bas, à Targoviste et si Vladimir avait besoin d’aide pour aider le roi de Drogmünd. Mais avant tout il m’avait confié cette mission. C’était à moi de juger la présence de cet homme comme convenable ou pas auprès des autres Voyageurs.  Ma première observation face à son comportement ne m’avait pas plus. Un homme qui agissait ainsi, qui me menaçait de mort, le pouvait à tout moment avec les autres Voyageurs. Laissez entrer un loup dans la bergerie serait une très mauvaise idée même si je ne doutais pas un instant que les autres invités de Vladimir sachent se défendre. Je l’observai sans vraiment le faire, plongée dans mes réflexions et la décision qui en découlerait. Ma nature Immortelle tentait de donner une deuxième chance à cet homme. Mes instincts de guerrière étaient beaucoup moins cléments. Je haussai un sourcil à ses excuses auxquelles je ne m’attendais pas un seul instant. Amadouer était un trait de caractère de beaucoup de Mortels, mais je n’avais aucun droit de juger. C’était au Dévoreur de prendre la décision ultime concernant ce Pépin Riflard. La pluie continuait à tomber autour de nous, malgré cela ma cape me protégeait. Je croisai les bras contre ma poitrine, détaillant les gestes de son corps et l’expression de son visage.

- Effectivement, il m’en faut beaucoup pour m’impressionner. Vous êtes très loin dans la liste.  Cessez de vous comporter de cette manière-là et j’aurai moins de soupçons à votre égard. Nous avons tous un passé qui a forgé au fil des années ce que nous sommes aujourd’hui, cela ne veut pas dire d’oublier certaines manières et un zeste de politesse envers autrui. Nous ne sommes pas des sauvages, … à moins que vous vous définissiez ainsi ? Mais même un tueur a toujours un sens de l’honneur. Ne me donnez pas de leçons sur la guerre, vous seriez surpris de tout ce que je peux vous conter dessus. Même si cela pourrait s’avérer agréable, l’instant et le lieu sont très mal choisis pour ce genre de conversations.

La pluie … j’avais quitté le froid et ma neige de Targoviste que je préférais beaucoup plus. J’avais horreur d’être trempée même si la toile de ma longue cape me préserver des bruines intempestives qui ne cessaient de se déverser sur le bitume.

- A mon tour de vous mettre en garde Pépin Riflard : Le Dévoreur vous invite dans sa demeure, vous offre l’hospitalité comme il l’a toujours fait avec les Voyageurs qui ont foulé sa demeure. N’essayez même pas de planter un couteau dans le dos de quiconque. C’est un conseil que je vous donne, un avertissement. Prenez-le comme vous le voulez tant que vous avez bien saisi la valeur de mes mots.

Je sortis, du bout de mes doigts, le médaillon niché sous ma tunique. C’était un artéfact extrêmement puissant et comme tout objet de cette grandeur, il possédait qu’un seul maitre, c’est-à-dire moi. J’étais la seule à pouvoir le faire fonctionner ainsi que celui qui lui avait donné vie : Vladimir Stanzas. Cet homme pourrait toujours avoir à l’esprit de me le dérober, de me l’arracher. Il ressentirait une terrible douleur dès l’instant où il l’effleurerait et le médaillon perdrait son pouvoir. Il deviendrait un simple bijou.

- Vous pourrez toujours fabriquer des parapluies, si le cœur vous en dit. Et pour les questions que vous vous posez, j’y répondrai une fois que nous serons là-bas, au chaud et à l’abri. Mettez-vous derrière moi Pépin pour votre sécurité. L’ouverture du passage et sa convergence est d’une puissance phénoménale.

Je fermai alors mes yeux, me concentrant sur l’énergie pure et incroyable que refermait la pierre bleue. Elle se mit alors à scintiller d’une lumière de plus en plus aveuglante. Le ciel gronda de nouveau et les éclairs le zébrèrent de leur folie. Un petit maelström d’étincelles bleutées se forma devant nous et se mit à grandir, grandir encore et encore pour former un vortex, une porte qui nous permettrait de voyager.  Le vent puissant et déchainé faisait virevolter les pans de ma cape et mes cheveux. Je lui tendis alors ma main.

- Dès que vous serez prêt, prenez ma main et surtout ne la lâchez pas tant que je ne vous l’invite pas à le faire, tant qu’on ne sera pas à Targoviste. Tenez bien votre Jérémie contre vous. Ça va secouer pour ceux qui n’ont pas l’habitude. Nous allons entrer dans ce flux d’énergie. Vous aurez la tête qui tourne à l’instant où vous poserez les pieds, de nouveau, sur la terre ferme. Il est temps de partir rejoindre les autres et je vous expliquerai tout cela une fois que nous serons arrivés à destination.
Il est temps de commencer une nouvelle vie.
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Re: L'homme au parapluie

Message  Invité le Mer 13 Mai - 19:28

Même un tueur à un sens de l'honneur. Je ne sais pas de quel monde elle vient mais moi en tout cas je ne m'embarasse pas de trucs comme un code d'honneur c'est complètement inutile et je vois cela comme une énorme marque d'hypocrisie. J'en ai rencontré des tueurs avec un code d'honneur principalement en prison. Pourquoi ?Parce que j'aime bien visiter les prisons Jérémie voilà pourquoi, pour moi l'honneur ne peut pas exister chez les hommes en général, un honneur de tueur ça vaut rien ça lui empêche de tuer les enfants mais après il peut gentiment étriper un vieux, c'est n'importe quoi pour moi c'est tout ou rien.

Oui oui je ne tuerais personne, mais on a le droit de rien faire dans le coin c'est un monde, pas le droit de tuer, pas le droit de menacer, pas le droit de planter des couteaux dans le dos, on se croirait aux renseignements.

Bon tout à l'air en ordre j'aurais la réponse à mes questions plus tard c'est vrai que l'heure tourne et je n'ai même pas de montre.

Puis le ciel tonna, la pierre sertie à l'amulette de la jeune femme scintilla de bleu elle possedait un pouvoir démentiel, la pluie fut déranger par les éclairs et voici l'introduction à un autre temps.

Quel vent ! Tâche de ne pas t'envoler Jérémie mais suis-je bête tu n'est même pas déplier. Elle vient de dire mon Jérémie là...

-Hihihahahahaha elle te traite comme, hihihihihi, un vulgaire animal de compagnie, huhuhuhu. Oui c'est peut-être pas ce qu'elle voulait dire mais c'est drôle néanmoins.

Il semblerait que je sois dans l'obligation de lui tenir la main et je n'ai même pas prit mes gants dans toutes cette précipitation, ne pas la lâcher durant le trajet donc... j'ai bien envie d'essayer juste pour voir quel serait mon dernier ressenti lorsque mes atomes se disperseraient à travers le vortex mais je vais éviter sinon ils te garderaient pour eux, hihi. D'ailleurs j'espère que ça ne va pas altérer ta constitution où tes capacités ce seraient regrettable, même si tu n'as aucun pouvoir psychique et que techniquement tu ne pense pas, par exemple ta capacité à parler les langues ou les dialectes ce qui ne sert jamais sauf si j'ai envie de parler avec un objet électronique, ils sont très peu coopératifs certaines fois même chose pour les dés ils ne veulent jamais me sortir le chiffre que je souhaite.

-Prêt, tiens toi bien Jérémie !
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Re: L'homme au parapluie

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