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Ludmilla Whayne

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Ludmilla Whayne

Message  Invité le Jeu 5 Juin - 23:54

Prénom :  Ludmilla

Nom : Whayne

Surnom : Il arrive qu'on l'appelle Lu', ou Milla.

Age : 18 ans

Époque et lieu de naissance: Elle est née en 1995, en France, au Mans.

Physique, Caractère :

. Physique : D'apparence, Ludmilla n'a rien que de très commun. De taille et de corpulence moyenne, seuls ses longs cheveux noirs sont d'une taille un peu étonnante. Elle les fait rarement couper. Mais, c'est surtout parce qu'elle n'en a pas le temps ; et elle n'essaie pas vraiment non plus de les coiffer, si bien que la qualifier de « tête de nœuds » n'est pas vraiment faux au sens littéral. Ses yeux sont d'un marron très habituel.. Elle a cependant des bras un peu plus musclés que la moyenne, du fait de tous les outillage sur lesquels elle s'agite. Elle s'habille souvent sans vraiment faire attention à ses vêtements, qui se trouvent immanquablement tachés avant la fin de la journée. Elle est loin d'être maladroite, et est au contraire plutôt agile, mais elle n'a pas peur de se salir dans l'atelier de son grand-père. Cependant, un signe distinctif qu'elle emmène toujours avec elle est sa petite sacoche en cuir jauni et abîmé de toutes part où elle range la trousse à outil qui contient ce qu'elle estime être le strict minimum de son matériel de mécanicienne.

. Caractère :  De nature passionnée, elle n'aime rien de mieux que...ce qu'elle aime. Lorsque quelque chose lui plaît, elle s'y investit de toutes ses forces. Elle est un peu monomaniaque : presque tout ce qu'elle aime faire a un rapport avec la mécanique. Par contrecoup, elle se montre souvent détachée de tout avec ce qui ne lui procure guère d'intérêt. Elle peut alors donner l'impression de n'être pas très sensible à ce que pensent ceux qui l'entourent, ce qui n'est pas entièrement faux. Calculatrice, elle pense sa relation à autrui en termes d'utile ou inutile. Par exemple, elle trouvera inutile de parler pour ne rien dire, ce qui fait qu'elle peut se taire en compagnie de quelqu'un sans en être gênée. Si elle n'est pas dénuée d'empathie, il peut aussi arriver qu'elle méprise tel ou tel comportement d'autrui qu'elle juge injustifié, par exemple s'il lui en veut de ne pas lui avoir adressé la parole. Et, cela, pour toute autre chose du même ordre qui, bien qu'elle ait conscience qu'elles existent, sont à ses yeux plutôt digne de mépris que d'intérêt. Malgré cela, elle peut se montrer plutôt tolérante, en particulier pour ce qui est inhabituel. Elle ne considère pas comme mal tout ce qui est différent, tant bien sûr que cela n'est pas objectivement mauvais. Elle comprends très bien les personnes qui ont une passion, et s'y intéressent plus facilement. En fait, ce qui est plutôt banal l'ennuie. Elle préfère de loin tout ce qui sort de l'ordinaire. Si elle est si passionnée par ce qu'elle fait, c'est d'ailleurs peut-être parce qu'elle est entourée de choses qui ne piquent pas son intérêt, et qu'elle juge qu'elle a tout compris au fonctionnement de cet ordinaire qui la gêne. Mais elle est toujours captivée par ce qui constitue un mystère pour elle, et par conséquent par ce qui sort des schémas routinier desquels, bien qu'elle n'adhère pas, elle a conscience de l'existence.

Pour en revenir à son côté calculateur, il peut trouver sa pleine expansion dans les actes qu'elle accomplit pour mener à bien la tâche d'atteindre quelque chose qui suscite chez elle un grand désir. Enfin, elle possède une imagination développée, assujettie à une intelligence intéressante. C'est grâce à cela qu'elle n'est jamais à court d'idées pour de nouvelles inventions. Elle a cependant le défaut d'être très opposée à l'idée de se remettre en question. Elle qui néglige souvent de s'énerver pour ce qu'elle n'estime pas être grave, elle peut se mettre dans des colères farouches si l'on critique son mode de vie et sa façon de penser. Elle peut aussi parfois se montrer très égoïste . Il lui arrive également de pousser ses raisonnements jusqu'à l'absurde, ce qui peut la pousser à se comporter de manière contradictoire avec ce dont elle a envie. Enfin, un autre de ses points faibles est son goût pour le défi et les situations à risque. Si elle ne craint pas de se lancer dans l'aventure, cela peut parfois la conduire à la témérité. Rien ne peut plus l'entraver alors, pas même sa faculté calculatrice, qui se soumet à sa passion déraisonné. Elle a une grande conscience de la réalité ; autrement dit, elle se rend toujours compte des implications qu'une chose peut avoir. Elle est donc plutôt du genre à prendre les choses au sérieux, même si elle n'est pas dénuée d'humour. C'est pour cela qu'elle juge presque tout ce qu'elle fait en terme d'utile ou d'inutile.

Ordre choisi : Explorateur

Métier exercé dans l'époque d'origine : Elle est trop jeune pour avoir eu un vrai travail...Et trop occupée pour avoir eu un petit boulot d'été.

Métier ou fonction après son premier voyage : Probablement quelque chose dans la mécanique. Sinon, elle apprend vite et peut essayer de s'atteler à toute autre tâche manuelle.

Histoire

Les jeunes années

Ludmilla est née un 6 janvier 1995. Elle devait son prénom inhabituel à un article que sa mère avait lu sur la Jiulliard. Quand à son nom, il montrait ses origines lointaines outre-atlantique, qui ne transparaissent nulle part ailleurs , comme son grand-père avait définitivement coupé les ponts avec cette partie de sa famille, bien avant sa naissance.

Ses parents vivaient alors dans un petit village, un peu à l'écart du Mans . Sa mère, Emma Julien, à l'époque âgée de 28 ans, était professeure de mathématiques dans un collège en ville. Quand à son père, Leo Whayne qui pour sa part avait alors 27 ans, il était infirmier dans l'hôpital de la ville. Très jeune, à cause des emplois de ses parents qui les obligeaient à de multiples allers-retours, Ludmilla a été confiée à une nourrice du quartier. Cette femme, ayant pour sa part deux jeunes enfants qui possédaient un certain nombre de jeux de construction, lui permit de s'amuser avec . Ludmilla développa alors un goût immodéré pour l'invention de constructions étonnantes. La fillette, en particulier, était fascinée par les Lego, avec lesquels elle créait des assemblages divers. Les parents ne s'en étonnèrent pas. Lorsqu'ils rentraient trop tard, ils pouvaient compter sur l'aide de son grand-père maternel. Celui-ci, ancien ingénieur reconverti en mécanicien automobile à la retraite, amusait la petite en fabriquant des jouets mécaniques qui la fascinaient.

Vers ses 5 ans, ses parents la mirent à l'école maternelle du village. L'enfant manifestait encore un intérêt particulier pour les inventions, s'amusant à fabriquer de petites marionnettes de bois qu'elle était ravie de faire bouger comme des personnes en tirant sur quelques fils. Plus que des constructions, elle voulait créer du mouvement. Les dîners de familles résonnaient des rires de ceux qui admiraient ses créations. Mais la fillette était solitaire. Elle ne participait pas facilement aux jeux des autres enfants, même si elle ne rechignait jamais à faire une activité en groupe. Il lui arrivait de s'enfermer dans des occupations si prenantes qu'elle en oubliait ses camarades. L'enfant préférait confusément ses amusements à ceux des autres, et s'en éloignait si elle trouvait mieux à faire. Cette année-là, en 2000, sa mère donna naissance à une petite fille. Elle s’appela Émilie, comme sa grand-mère. Ludmilla fût immédiatement conquise par le bébé, malgré le sentiment de jalousie habituel, et s'ingéniait à inventer des objets qui amusaient énormément la plus jeune.

Ses années de primaires ne se déroulèrent pas différemment, du moins dans son comportement. L'enfant ne cherchait pas les contacts avec les autres, préférant jouer tranquillement avec son carnet de croquis, où elle notait, d'une écriture tremblotante, les idées d'inventions à réaliser qui lui traversaient l'esprit. En même temps qu'elle apprenait à écrire, elle rencontra la lecture : elle se passionna pour les ouvrages qui lui permettaient d'assouvir sa passion, et devint fan des Orphelins Baudelaire , se prenant d'admiration pour le personnage de Violette. Suivant les conseils de son grand père qu'elle continuait de voir régulièrement, puisqu'il habitait tout près de chez ses parents , elle travailla très dur en mathématiques. Sa mère l'y encourageait. Hormis cela, la fillette ne se passionnait pas trop pour l'école, et préférait de loin imaginer des créations farfelues. Dans le même temps, son grand-père lui apprit à utiliser, sous étroite surveillance, ses premiers dispositifs électriques. Les yeux de l'enfant s'éclairaient chaque fois qu'une des lampes qu'elle avait elle-même mise en circuit s'allumait.

Cependant qu'elle ne changeait pas, les enfants autour d'elle grandissaient. Au fur et à mesure que Ludmilla manifestait un désintérêt pour tous leur jeux qui n’impliquaient pas la nécessaire utilisation d'un mécanicien ou des aventures incroyables,  ils la prirent en grippe. Ils en firent alors la cible de leurs moqueries. Déconcertée de cette agressivité soudaine, Ludmilla se tut tout d'abord, ne réagit pas, et ne dit rien à personne. Or, un jour, elle rentra de l'école en larmes, après que tous les élèves de sa classe se soient amusés à chanter chaque fois qu'elle passait près d'eux :« Ludmilla/Face de rat ». Ce fut son grand-père qui l’accueillit. Après quelques explications, il sourit à l'enfant :

- J'ai la solution.

Le lendemain, la petite fille arriva en premier à l'école.
Quelques heures plus tard, les élèves sursautèrent en entendant un bruit de détonation dans leur dos. La maîtresse plaqua la main devant sa bouche. Tous les yeux convergèrent vers un même point : la porte de la salle. Un moment, il ne se passa rien. La classe entière restait figée, les yeux écarquillés, la respiration sifflante. Puis, une voix grave, au timbre menaçant, tonna :

- Ennemis du rat, soyez maudits !

Brusquement, dans la salle, des vrombissements puissants résonnèrent autour des élèves, qui en cherchaient désespérément l'origine ; des cris explosèrent un peu partout lorsqu'ils constatèrent, par terre, le passage rapide de minuscule formes noires qui fusaient de toutes parts. Tout le monde sauta sur sa chaise en hurlant, maîtresse comprise.

Tout cessa quelques secondes plus tard. Les enfants sortirent en trombe de la salle, bousculés par la maîtresse effrayée. La petite brune s'attarda un peu plus, ramassant les petites machines qu'elle avait dissimulées partout dans la pièce ; les magnétophones équipés d'un retardateur, les propulseurs de billes mécaniques. Puis elle se précipita à leur suite.

Pourtant, si la maîtresse ne soupçonna jamais de qui venait ce qu'il s'était passé, les enfants le savaient, eux. A présent, c'était à leur tour d'entendre le mot « Rat » résonner dans leurs petites oreilles ; et plus jamais ils ne s'attaquèrent à Ludmilla.
Cet incident bouleversa sa vie d'enfant. Jusqu'à la fin du Cm2, la petite n'eut plus jamais d'ennuis avec ses camarades. Mais elle était complètement solitaire : même les enfants les plus gentils avaient peur d'elle. Elle était contente qu'on ne l'embête plus, et admirait son grand-père pour l'aide qu'il lui avait apportée. En même temps, elle se rendit compte, à son grand dam, que ses livres et ses inventions ne lui suffisaient plus pour être tout à fait heureuse. Elle ressentait une jalousie qu'elle n'arrivait pas à expliquer en voyant les autres enfants s'amuser ensemble. Mais cette constatation l'énerva considérablement. Elle avait vu les autres enfants être méchants avec elle ; et pourtant, une partie d'elle-même la poussait à se faire trahir de nouveau. Elle s'enfonça alors dans sa solitude, jetant des regards noirs à tout le monde. Finalement, ses parents décidèrent de la mettre pour sa 6ème dans un collège de la ville, désolés de la voir si solitaire.

En l'année 2006, c'est donc au Mans, qu’eut lieu la rentrée en 6ème de Ludmilla. Dans ce collège décentré de sa carte scolaire, elle se retrouva entourée d'inconnus. Cependant, les premiers jours, elle fit la connaissance d'une élève du nom d'Alice, qui s'était assise à côté d'elle . Ludmilla hésitait; puis, voyant que la fille ne semblait pas se moquer d'elle, elle pensa que seuls les élèves de son école étaient vraiment méchants. Alors, elle se prit d'amitié pour cette fille. Mais Alice, quelque jours plus tard, trouva d'autres amies. Peu à peu, elle se détacha de Ludmilla. Finalement, elle cessa tout à fait de lui parler. Alors, à nouveau, la mécanicienne en herbe se retrouva toute seule. Déçue de cette trahison, l'enfant décida qu'elle n'avait définitivement pas besoin d'amis de son âge. Elle se mura dans le silence au collège. Cette fois, les enfants ne l'embêtèrent pas ; son aplomb affiché ne faisait pas d'elle une proie facile. Au contraire de Julie Lepage. Cette fille timide, à l'air studieux et peu au fait des tendances collégiennes du moment avec ses lunettes rondes et ses cheveux blonds toujours rassemblés en deux couettes , devint rapidement l'objet de l'attention des petits caïds de la classe. Mais Ludmilla n'y prêtait pas attention. Hormis certain cours, et son petit carnet de croquis et de calculs qui la suivait partout, plus rien ne l'intéressait au collège. Ses meilleurs et seuls amis étaient ceux de son grand-père, anciens ingénieurs comme lui, et sa petite sœur, qui grandissait peu à peu jusqu'à pouvoir l'aider maladroitement dans ses créations.Du moins jusqu'à un certain jour.

On était en mars, et il pleuvait, une petite pluie fine qui ne tarderait pas à se transformer en averse. Ludmilla rangeait ses affaires dans son cartable. Elle était la dernière. Elle était toujours la dernière, parce qu'elle savait par expérience qu'elle éviterait ainsi la bousculade de la sortie. Mais lorsqu'elle franchit la porte, il restait quelqu'un. Étonnée, elle constata que c'était une élève de sa classe, et que cette élève la fixait. Elle était blonde, plutôt petite, et ses cheveux étaient rassemblés en deux couettes. Elle mit quelques instants à se rappeler son nom.

- Quoi, Julie? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Faut que je te parle.

- Ben, parle.

 Ludmilla n'était pas disposée à la patience. La journée avait été longue, et elle voulait rentrer.

- Je ne sais pas si t'as remarqué ,dit Julie, mais y a des gens dans la classe qui m'embêtent. Moi, j'en ai marre. Je veux qu'ils me fichent la paix. Alors, je voudrais que tu me prêtes tes machines.

Ses machines ? Ludmilla haussa un sourcil, comme si elle ne comprenait pas. En réalité, son cœur cognait dans sa poitrine. Elle songeait à ces dispositifs, qui...

- Si tu te poses la question, je parle des machines dont tu t'es servie pour être tranquille à l'école, ouais.

Julie souriait : la surprise que reflétait le visage de sa camarade était visiblement pour elle synonyme de fierté.

- Mais comment tu sais tout ça ? Et que c'était des machines? Je l'ai jamais dit à personne !s'exclama Ludmilla, très surprise.

- Que veux-tu que ce soit ? fit l'autre, haussant les épaules. Des histoires de fantômes ? Les gamins qui étaient là m'ont raconté ça. N'importe quoi ! Le seul truc possible, c'étaient des machines.

- Eh, mais...T'es allée voir des anciens élèves de ma classe ? réagit immédiatement la brune.

L'autre rougit, et plaqua la main devant sa bouche, comme si elle venait de lâcher une énormité. Ludmilla attendait une réponse ; mais la blonde ne semblait pas disposée à la lui accorder. Elle aurait pu partir. Mais elle était bien trop étonnée de voir cette petite fille, qui, alors qu'elle avait toujours été classée parmi les timides de service, et bégayait dès qu'on lui adressait la parole, faire quelque chose d'aussi surprenant.
Cependant, au bout de quelques instants de ce silencieux face à face, Julie craqua :

- Ben oui, je suis allée voir ! Comment tu crois que j'aurais su ça, sinon ?  Si tu veux tout savoir, j'ai trouvé ça bizarre que t'aies l'air de t'en ficher d'être seule après qu'Alice t'aies laissée tomber. Et puis, j'ai vu que personne t'embêtait, alors que moi, si. Donc, j'ai mené une enquête pour voir ce qui te donnait cet air assuré qui repousse les racailles,pour te piquer l'idée. J'ai parlé à des tas de gens, ça a été long. Et t'imagines même pas comme ça a été difficile de rentrer dans ton école en pleine nuit ! Y a des fenêtres partout, alors j'ai même pas pu prendre de lampe de poche, je me suis cognée plein de fois. Et puis crocheter une serrure dans le noir, c'est trop dur !

Suite à cette tirade, l'enfant croisa les bras, et leva les yeux vers Ludmilla d'un air de défi.  Elle attendait bravement la réponse de l'autre qui lui demanda l'évidence :

- Pourquoi tu m'as pas juste demandé comment j'avais fait ?

La blonde se mordit les lèvres, avant de finalement avouer :

- Parce que...Tu vois, les détectives ? C'est ce que je suis. Enfin, c'est ce que je serai plus tard. Mais pour l'instant, je m'entraîne. J'ai trouvé ça plus amusant de chercher par moi- même.  Je parie que tu trouves bizarre de faire comme ça ? Pas grave.

C’était vrai, Ludmilla trouvait cela bizarre. Cependant, elle aurait plutôt dit étonnant. Ou...

- Je trouve ça super ! s'exclama-t-elle spontanément.

Étonnée de cette réaction, Julie haussa un sourcil. Elle paraissait s'attendre à ce que la fille se moque d'elle d'une seconde à l'autre.

- Vraiment ? fit-elle.

- Ben...Oui ! Tous ces trucs que tu as faits juste pour trouver la vérité, ça a l'air trop amusant!ajouta Ludmilla. Ça doit être dangereux...Mais...Je sais pas, excitant !

- Mais, tu trouves pas ça trop indiscret ? fit Julie, suspicieuse.

- Les détectives sont toujours indiscrets, de toute façon. Non ?

Julie paru réfléchir un instant, puis sourit à son tour, sans plus d'hésitation.

- C'est sympa. Eh, tu vois, le truc avec tes machines, je trouve ça trop cool, aussi!

Ludmilla était ravie. Mais le souvenir d'Alice l'effleura. Lorsqu'elle avait vu son carnet, elle lui avait dit que ses dispositifs étaient géniaux. Et puis... Elle se figea. Cependant, Julie poursuivait :

- Tu vois, je fais tout pour avoir l'air timide. On me laisse tranquille, et puis, personne s'étonne de me voir me balader toute seule quand je recherche des choses. Mais ces gars, ils commencent à me faire remarquer. Le seul moyen de pas casser mon image, c'est de faire comme toi ! S'ils ont peur, ils me ficheront la paix!

Ludmilla hésita. Devait-elle lui faire confiance ? Dans sa tête, elle savait très bien que non. Son expérience le lui avait montré : tous les enfants étaient des traîtres.

- Je crois pas que ce soit une bonne idée.

Elle baissa la tête. Elle se sentait triste d'avoir repoussé cette Julie. Mais elle avait le sentiment d'avoir eu raison ; cette fille était comme les autres, elle se servirait sûrement d'elle jusqu'à ce qu'elle trouve quelqu'un d'autre.  Il y eut un silence. Puis :

- Tu as raison!

Ludmilla releva la tête. Quoi ?

- S'ils ont peur de moi, ils vont faire attention à moi, et ce sera plus dur d'être discrète ! Heureusement que tu me l'as dit ! J'y aurais pas pensé sans ça!

Ludmilla se sentait vraiment mal. Elle avait compris qu'elle allait devoir la détromper. Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à lancer quelques mots bien sentis, du genre : « c'est trop bizarre de fouiller dans la vie des inconnus. » ou encore « avec tes couettes, tu ressemble à ma petite sœur, en maternelle. ». Mais elle n'en avait pas envie. Elle savait qu'elle aurait eu raison, parce que cette gamine n'aurait vraisemblablement aucun scrupule à la trahir. Mais le problème, c'est que cette gamine n'était pas comme les autres gamines...

Finalement, elle ouvrit la bouche pour refuser. Mais à la place, voilà ce qui sortit :

- Il faut qu'on trouve une autre idée, alors.

Julie acquiesça, l'air grave.

- Ça te dit de venir chez moi pour ça? proposa-t-elle Ma mère a dit qu'elle ferait des crêpes.

Et Ludmilla accepta.
A partir de ce moment-là, Ludmilla et Julie devinrent amies. Toutes deux s'intéressaient à ce qui sortait de l'ordinaire. Et toutes deux aimaient réaliser leurs passions. Alors, dès qu'elles avaient un moment de libre, elles organisaient des expéditions pour résoudre des mystères qu'elles passaient parfois plus de temps à chercher qu'à clore. Ludmilla s'occupait de créer des objets qui les aidaient dans leurs enquêtes. Elle avait ainsi créé son propre petit magnétophone programmable à distance. A l'aide d'une vielle voiture télécommandée, elle avait imaginé un robot espion silencieux et discret qu'elles pouvaient envoyer dans tous les endroits qu'elles n'arrivaient pas à atteindre,et, quand elles s'ennuyaient, à la poursuite des sales gamins du quartier. Elle avait également trouvé des jumelles très efficace sur l'établi de son grand père. Équipées de pistolets à billes en cas de danger, les deux jeunes filles arpentaient les rues, Ludmilla suivant Julie, qui n'avait pas son pareil pour mener une enquête. La blonde était en effet très vive, et son esprit rapide parvenait toujours à déceler les détails étranges. Au collège, elles restaient discrètes sur leurs activités. Maintenant que Julie restait avec Ludmilla, on ne l'embêtait plus, l'aura de la jeune fille déteignant sur elle. Au bout d'un moment, on finit par les ignorer, ce qui leur convenait à toutes les deux.

Du moins, convenait tout le temps à Ludmilla. Julie de temps en temps, s'en attristait. En effet, la future détective tomba amoureuse d'un garçon. Puis d'un autre. Et encore un autre. Ludmilla regardait en soupirant son manège, toujours le même, lorsqu'elle rencontrait tel garçon qui lui plaisait : elle rougissait dès qu'elle l'apercevait au loin ; ne parlait plus que de lui ; et négligeait tout le reste. Puis elle attendait qu'il vienne l'aborder. Ce qui n'avait jamais lieu, puisqu'elle était si mal à l'aise à l'idée que cela se produise qu'elle l'évitait le plus possible. Finalement, le garçon constatait la façon dont Ludmilla impressionnait tout le monde, et évitait les deux filles à son tour. Alors, Julie passait de longues semaines perpétuellement déprimée. Enfin, elle se soignait, et tout redevenait comme avant. Ludmilla regardait tout cela d'un œil lassé en se promettant de ne jamais agir de façon aussi idiote. Elle en était venue à souhaiter que jamais de nouveaux élèves n'entrent dans son collège. Mais le drame se reproduisait, encore et encore.

A la fin de l'année de 3ème, il fallut affronter le brevet. Ludmilla s'en sortit avec les honneurs en mathématiques, et Julie s'en sortit avec les honneurs absolument partout. Elles visaient le même lycée, et y furent acceptées toutes les deux sans problème. Elles se préparaient à des vacances pleines de promesses, et à une rentrée toute nouvelle (là, Ludmilla espérait que les garçons auraient décidé de déserter l'endroit) . Mais tout ne se passa pas comme prévu.

C'est par un coup de téléphone que la nouvelle arriva. La voix de Julie était frémissante de colère et de tristesse.

- Tu sais, le copain de ma mère...Ce sale type...Ben devine quoi...Il vivait dans le Sud avant de venir squatter, et il veut rentrer...Et le pire, c'est qu'il veut qu'on aille habiter chez lui !

Au départ, elles ne savaient que faire. Julie espérait que le sale type oublierait son projet désolant. Mais ledit sale type resta bien campé sur ses positions. Après quoi, les deux adolescentes n'eurent de cesse d'essayer de convaincre la mère de Julie de laisser sa fille rester. On envisagea même l'internat ; mais les finances n'étaient pas assez bonnes. Ludmilla se retrouva donc à contempler le visage en larmes de Julie à travers les vitres sales de sa voiture qui s'éloignait. Elle même n'en menait pas large. Elle venait de perdre, même si elle la contacterait sans doute à nouveau, la seule amie dont elle était vraiment proche. Leurs relations ne seraient plus jamais pareilles, elles ne connaîtraient plus leurs jeux. Allait-il rester un lien entre elles ? Elle n'en était pas vraiment sûre. Après tout, si elles ne partageaient plus ces moments de leurs vies, que pouvaient-elles partager ?

La rentrée se passa, ni mal, ni bien. Ludmilla s'était de nouveaux habituée à son carnet ; ceux qui l'entouraient, à ne plus faire attention à elle. Les deux amies avaient gardé le contact, par internet. Mais il arrivait parfois qu'elles restent figées derrière leurs webcam, sans savoir quoi se dire, et les images sur l'écran ressemblaient à des photographies floues d'un temps lointain qui ne se remettrait définitivement plus en marche. Néanmoins, lorsqu'il leur arrivait de se voir, c'était comme si rien n'avait changé, et les secondes s’égrenaient de nouveau au rythme de leur rires. Ces moments étaient cependant rares.

Mais Ludmilla ne s'ennuyait pas. Les cours étaient vraiment difficiles dans la branche scientifique, qu'elle rejoignit en première, et elle devait s'accrocher pour réussir à suivre. Mais il fallait avouer qu'elle se passionnait de plus en plus pour ceux-ci. Elle adorait en particulier trouver les réponses aux questions qu'elle s'était toujours posées sur le monde qui l'entourait.  En plus, elle ne cessait de réfléchir à de nouveaux projets, et essayait de les réaliser . A présent, elle passait beaucoup de temps à travailler dans l'atelier de son grand père. Là, les mains plongées dans les fils électriques, les rouages métalliques, les vis, les plaques de métal, les ronds de plastiques, elle se sentait enfin tranquille, et son esprit n'était plus qu'un outil destiné à créer. Son grand-père lui avait donné la clef de l'établi, avec celle de sa maison pour qu'elle lui fasse ses courses en échange. Le vieil homme était atteint de toutes sortes de douleurs musculaires qui l'empêchaient de se mouvoir convenablement . Depuis quelques temps, il avait arrêté de fabriquer des objets ou d'en réparer ; et il se contentait d'aider l'adolescente par ses conseils mais son travail semblait lui manquer. Quelquefois, il marmonnait :

- Si seulement j'avais fait plus attention...

Cela lui était venu à l'esprit depuis que son médecin lui avait expliqué qu'en ayant fait plus de sport  et bu un peu moins d'alcool, il n'aurait sans doute rien eu.

- Oui, mais tu ne l'as pas fait, répondait sa petite fille avec humeur. Pas la peine d'en discuter.

Si elle était énervée, c'était à l'idée que son grand-père éprouve des regrets à cause de ce stupide médecin qui n'avait pas pu se garder ses stupides conseils là où elle le pensait. Et, elle devait se l'avouer, elle-même regrettait que son grand-père ne puisse plus accomplir ses anciens travaux. Mais, quand ces pensées lui venaient à l'esprit, elle contre-attaquait par un puissant raisonnement. On ne peut pas revenir dans le temps, se disait-elle. Rien ne changera. Les conjectures auxquelles l'on pouvait se livrer n'étaient rien de plus que des conjectures ; et tout le temps qu'elles dévoraient pour être pensées était du temps où n'était pas pensé ce qu'il était encore possible de changer. Après quoi elle pouvait à nouveau se plonger sereinement dans son travail.

Le jour de son entrée en terminale, elle aurait cependant bien aimé que l'on puisse changer le passé. Tout avait mal commencé. D'abord, elle avait oublié son sac ; ensuite, elle avait dû partir le récupérer au pas de course, et avait évidemment raté son bus. La course s'était donc poursuivie jusqu'au lycée où, en nage, elle s'était souvenue que les cours commençaient plus tard à l'occasion de la rentrée. Découragée, elle avait filé dehors pour s'asseoir sur un banc et oublier tout cela entre les pages de son petit carnet. Mais quelqu'un s'était assis à côté d'elle.

- Comment tu t'appelles? demanda la voix.

- Et qu'est ce que cela peut bien te faire ? répondit-elle sans relever les yeux.

Elle connaissait tout de l'art et la manière de se débarrasser d'un empêcheur de tourner en rond.

L'autre ne répondit rien. Mais Ludmilla sentait que la présence à côté d'elle ne bougeait pas.  Tant pis, elle avait autre chose à faire que s'intéresser à cette personne après tout silencieuse. Elle l'ignora donc jusqu'à la sonnerie. Lorsque celle ci retentit, elle ferma son carnet, se redressa, et regarda une seconde le propriétaire de la voix qui l'avait abordée. C'était un garçon, à peu près de son âge, il lui semblait. Le premier et seul mot qui lui vint à l'esprit face à sa coupe de cheveux déjà vue, son visage déjà vu, ses vêtements déjà vus, fut : « banal ».

Sans attendre, elle s'enfonça dans les couloirs, se dirigeant vers la salle où allait se dérouler le premier cours de l'année. Manque de chance, lorsqu'elle arriva devant la porte, il y avait...Mr Banal. Elle soupira intérieurement. Elle espérait qu'il n'allait pas chercher à lui parler de nouveau. Elle avait plus important à faire. Par exemple : réfléchir à une nouvelle machine. Celle qui occupait ses pensées était un bras mécanique qui lui permettrait de saisir les objets posés trop haut ou trop loin. Son principal problème était la façon de doser sa force. Comment faire en sorte qu'il puisse saisir un œuf sans le casser, et avec précision ? Si...

- Alors, tu es en terminale S2, toi aussi ?

Mais il n'allait jamais la laisser tranquille !

- Non, je ne suis pas dans cette classe, rétorqua-t-elle. Mais j'adore perdre mon temps à l'entrée de celle-ci, c'est très amusant.

- Tu n'as pas l'air de t'amuser beaucoup, pourtant ! fit remarquer l'inconnu.

- On se demande à cause de qui, continua-t-elle sans s'énerver. Je crois bien que c'est la faute de ce type, tu sais ? Celui qui n'arrête pas de me parler alors que je n'en ai aucune envie.

-Ah.

Le garçon se tut à nouveau. Satisfaite, Ludmilla se plongea à nouveau dans ses pensées. Elle eut exactement deux minutes pour le faire, et le professeur arriva devant l'entrée. Le second problème vint lorsqu'elle voulut s'asseoir. Elle s'était mise tout au fond, sa place préférée. Elle savait qu'elle pourrait continuer, là, ses griffonnages. Le premier jour, les professeurs faisaient toujours un petit speech inutile sur l'année à venir. Ludmilla trouvait ça idiot. Le professeur ne pouvait pas prévoir l'avenir, de toute façon. Elle posait donc son cartable sur sa chaise, lorsque la voix exaspérante qui la suivait depuis ce matin demanda :

- Attends, enlève ton sac ! Je dois m'asseoir à côté de toi. Il n'y a plus de place.

Elle fronça les sourcils en direction de l'adolescent, espérant le faire fuir. Mais il avait raison. Toutes les tables étaient déjà prises. Sans rien dire, l'adolescente enleva son sac de la chaise, s'assit, et ignora son voisin. A la place, elle ouvrit les pages de son carnet. Jusqu'à la fin des deux heures que le professeur passa à expliquer comment l'année devrait se passer, elle ne le quitta pas des yeux. Et quand la cloche de la récréation sonna, elle se précipita dehors, décidée à rejoindre un endroit tranquille. Elle parcourut à toute allure les couloirs, grimpa des escaliers. Finalement, elle arriva devant une porte qu'elle ouvrit sans hésiter. Derrière celle-ci se cachait un débarras poussiéreux, un peu plus grand qu'un placard, ou l'on avait réussi à placer une table et une chaise. La porte n'était jamais fermée, et personne ne venait là. En explorant le lycée, manie qu'elle avait acquise auprès de Julie, la jeune fille avait découvert cet espace miraculeux. Et, depuis, elle en avait fait son repaire, où elle se réfugiait pendant presque tous les temps libres. C'est ce que j'aurais dû faire ce matin, pensa-t-elle. Avec un peu de chance, ce type ne m'aurait jamais adressé la parole.

BAM! BAM !

Elle sursauta. Des coups avaient retentis à la porte. Le cœur battant à tout rompre, elle en observa la surface rectangulaire un instant. Rien. Elle attendit un instant. Pas un bruit. Peut-être une blague ? L'importun s'était-il éloignée ? Doucement, pour voir, elle abaissa la poignée, poussa la porte...
L'inconnu la regardait en souriant.

- Eh, mais t'as carrément une salle rien que pour toi ? C'est trop génial s'exclama-t-il.

Ludmilla hésita à lui claquer la porte au nez. Au lieu de quoi, elle murmura :

-Entre.

Le type ne se fit pas prier deux fois. Elle vérifia derrière lui que personne n'avait surpris la scène : rien. Soulagée, elle referma la porte, prête à en découdre.

-Écoute bien ce que je vais te dire, dit-elle ensuite en le regardant d'un œil noir, parce que je ne le répéterai pas. D'abord, tu as intérêt à ne parler de cet endroit à personne.

Les yeux baissés, l'autre paraissait ne pas l'écouter.

-J'ai un problème. lança-t-il, lui coupant la parole.

Ludmilla dut se retenir de balancer : Et alors ? En fait, elle commençait à se dire qu'elle n'avait pas été assez diplomate avec ce gars. Apparemment, il avait quelque chose à dire. Qu'il le dise ; elle n'aurait qu'à se moquer de ses paroles, et, vexé, il la laisserait tranquille pour toujours.

- Voilà. J'imagine que tu as dû le remarquer, poursuivait-il. En fait...Je suis...banal.

Lumilla eût du mal à s'empêcher de lever les yeux au ciel. Qu'est ce qu'elle avait à voir avec ça ?

- Je suis un gars comme les autres,. Je fais les mêmes choses que les autres, je ressemble à n'importe qui dans la moyenne, et le pire, c'est que c'est sincère. J'aime vraiment les choses banales que tout le monde aime. Et j'en ai marre.

Il leva les yeux vers elle, étonnamment sérieux.

- Je suis nouveau, ici, et j'ai décidé d'en profiter pour changer ça dès maintenant. J'ai essayé de repérer quelqu'un qui ne serait pas banal. Et je t'ai vue. C'était la rentrée, et t'avais l'air de connaître les lieux ; mais t'étais ni scotchée à ton portable, ni scotchée à ton groupe d'amis. Je suis venu voir ; tu m'as rembarré méchamment,et t'avais tellement d'assurance ! En plus, tu inventes des machines dans un carnet. C'est tellement...Je sais pas, moi...Cool ! Alors, j'ai compris que j'avais besoin de toi si je voulais espérer changer.

Il lui adressa un grand sourire :

- Devenons amis.

Ludmilla attendit un peu : oui, il avait fini. Alors, elle contre-attaqua.

- Tu sais quoi ? Tu n'as absolument pas besoin de vouloir devenir mon ami. Crois-moi, c'est suffisamment bizarre de me harceler comme tu le fais. Je t'assure, tu n'as rien de banal.

- C'était très banal, au contraire ! Je veux dire, vouloir être original et faire des trucs bizarre pour.

Il gémit.

- Tu vois, je pense à ça comme « bizarre ». Je suis banal. Être original, c'est pouvoir faire des trucs pas banals, et que toi, tu les trouve banals. Que ça soit ton quotidien.

- Si je te suis bien, rétorqua Ludmilla, tu n'en auras jamais fini avec la banalité. Ton projet est voué à l'échec.

- En fait, non. En fait, non. Tu vois, le jour où, pour toi, n'importe quoi est banal, ben, tu peux aimer n'importe quoi, tu peux faire n'importe quoi ! Et, ce jour là, tu peux vraiment choisir quel est le n'importe quoi qui t'appartient, qu'est ce qui fait de toi quelqu'un d'original, d'unique, et pas juste une espèce de copie, des circonstances et des événements .

Ludmilla laissa passer un silence, puis déclara, sans se presser:

-Non, ça ne marchera pas.  Parce qu'il n'est pas question que je sois ton amie. Alors, va t'en.

Elle attendit. Le garçon ne bougea pas.

- Et pourquoi ça ?

- Quelle question ! Tu me fais perdre mon temps. J'ai mieux à faire que servir à ton développement personnel.

Le garçon eut l'air de prendre conscience de quelque chose.

- Euh, tu m'as mal compris. Je te demande pas que ton aide ; je te demande vraiment qu'on soit amis, tu vois, quand deux personnes se trouvent suffisamment d'intérêt pour passer du temps ensemble.

- Et qu'est ce qui te fait croire que je te trouve de l'intérêt ? demanda Ludmilla en soupirant.

- C'est simple, je ne t'en veux pas de tout ce que tu m'as balancé. Ça me dérange pas. Tu trouves pas ça bien de traîner avec quelqu'un qui peut accepter un truc comme ça?

Silence. Ludmilla se surprit à avoir prêté une oreille attentive à ces mots. En fait, il lui semblait bien qu'ils recelaient quelque chose. Quelque chose d'intéressant. Finalement, elle commença:

- Moi, c'est Ludmilla. Et toi ?

-Lucas.

Et pour la première fois depuis leur rencontre, ils souriaient tous les deux en même temps.

A présent, sauf s'il l'empêchait de réfléchir alors qu'elle avait un problème sur les bras, elle ne crachait plus trop violemment à la figure du garçon. Comme il habitait, hasard étonnant, dans le même village qu'elle, ils pouvaient se voir souvent. Et, à force de le connaître, elle devait admettre que, après tout,  scientifique comme elle, il n'était pas inutile pour l'aider dans ses projets. Parfois, il mettait le doigt sur une évidence qu'elle avait oubliée. Finalement, elle l'y impliqua de plus en plus  et son ami devint également son assistant. Mais elle adoptait également ce rôle de temps à autre, à l'occasion de ce que Lucas appelait les « tentatives d'originalité ». Le garçon lui demandait alors de l'accompagner dans ses projets étranges ; et elle ne voyait pas de raison de refuser, surtout quand il s'agissait de tester ses machines en milieu réel. Le coup de la pince mécanique qui prenait les vêtements dans les cabines d'essayage s'était révélé risqué, mais très amusant. Elle organisa une rencontre entre lui et Julie, et -fait étonnant-, la blonde n'en tomba pas amoureuse. Quant à celui-ci, il trouva immédiatement la jeune fille intéressante, avec son goût pour les enquêtes qui n'avait pas faibli. Ils nouèrent peu à peu tous trois d'étroits liens d'amitié. Pour une fois, Ludmilla comprenait que l'on ait confiance en l'avenir. Elle avait l'impression que quantité de choses amusantes se déroulaient devant elle, et elle n'avait pas été détrompée. Pas encore.

- Rupture -

La première disparition au Mans avait été rendue publique quatre semaines avant le Bac.

Malgré ses notes correctes aux épreuves anticipées, qui n'étaient après tout pas des matières scientifiques, Ludmilla s'était décidée à réviser durement. Elle passait des heures le nez dans ses cahiers, à revoir toutes les matières. C'est pourquoi la rumeur ne lui parvint pas tout de suite.

Cependant, une nouvelle disparition avait eu lieu. Cette fois, c'était dans son village que se passait l’événement  et elle en entendit parler finalement chez elle, un soir, à table. Mais, là encore, ce n'était que quelque chose de vaguement inquiétant, à laquelle on pense un peu mal à l'aise puis qu'on se dépêche d'oublier. Lorsque, quelques jours plus tard, la disparue, une femme âgée, réapparut, elle expliqua qu'elle était partie rechercher l'héritage de ses ancêtres qu'elle avait d'ailleurs retrouvé, et l'affaire s'était classée.

Mais une troisième disparition eut lieu de nouveau, dans la grande ville,  cette fois. Personne ne réapparut alors,et, comme il s'agissait d'un étudiant encore jeune, on communiqua beaucoup plus la nouvelle ; si bien qu'à la fin de la semaine, personne n'ignorait que Benjamin Dulac s'était mystérieusement évaporé sans laisser de traces.
Tout cela ne préoccupait cependant guère Ludmilla. Elle travaillait tout le temps,et devait aussi s'assurer que son ami s'y mette. Ce dernier se passionnait évidemment pour tout ce qui pouvait l'éloigner de ses révisions. L'affaire des disparitions, en particulier, l'intéressait ; et il rapportait certaines anecdotes étranges.

- Il paraît que la femme qui a disparu près de chez toi, Gilberte Montaigné, eh bien, rien n'indique qu'elle avait de vraies origines nobles.

- Ah bon ? fit Ludmilla sans lever les yeux de son cahier.

Elle était plus conciliante lorsqu'on l'interrompait dans ses révisions particulièrement ennuyeuses d'anglais. Et c'est ce qu'ils faisaient, ce jour là, installés dans la chambre de Lucas.

- Du coup, son histoire d'héritage ne tient plus debout. Je te paries qu'elle ment, et qu'elle a volé quelque part tout ce qu'elle a vendu ces derniers temps.

- Oui, mais, objecta la brune, où elle aurait trouvé tout ça ? Je veux dire, elle avait même des vases antiques authentiques qui n'avaient jamais été découverts. Et elle n'est pas vraiment archéologue.

- Alors là, je sèche... grimaça Lucas.

-En parlant de sèche. Ça fait une heure que je relis la même page, et je ne retiens toujours rien. Je crois qu'on ne devrait pas réviser l'anglais ensemble. C'est contre-productif.

-Oh non, t'es sûre ? Si tu t'en vas, je vais m'endormir.

- Dors bien !fit Ludmilla en se relevant du fauteuil où elle s'était avachie.

Il la raccompagna jusqu'à l'entrée.

- Au fait, n'oublie pas que Julie occupe déjà la place de super-détective, alors laisse tomber les disparitions et travaille un peu cet aprem', compris ?  conseilla la jeune fille.

- Ouais, ouais.

- Je parle sérieusement. Si tu te plantes, moi, je serai la seule à partir faire mes études loin, et je ne pourrai plus t'aider dans tes «tentatives d'originalité ». N'oublies pas, tu as besoin de moi, mon cher!

- Et qu'est ce qui te fais croire que je te trouves de l'intérêt ? sourit le jeune homme.

Ils éclatèrent de rire puis se séparèrent. Une fois chez elle, la jeune fille se remit au travail, contemplant de temps à autre la clef de l'atelier de son grand-père avec nostalgie. Elle ne s'était pas rendue chez lui depuis un mois.

Vers 7 heures, elle descendit pour le dîner. Là, le téléphone sonna : c'était la mère de Lucas. La jeune fille s'étonna : que se passait-il? Lucas, dans un accès de colère, avait-il mis le feu à ses cahiers? C'était peut-être la nouvelle idée qu'il avait trouvé pour être original. Mais la femme se contenta de lui demander si le garçon était chez elle.

- Eh bien...Non. Pourquoi, il est sortit ? Il arrive ?

- A vrai dire, avoua la femme, je ne sais pas. Il n'est plus dans sa chambre, et j'ignore où il est passé.

- Je vous tiens au courant, madame. Au cas où, où est ce qu'il aurait pu aller d'autre ?

- Tu sais, depuis qu'il est ici, à part toi et cette Julie, il...il n'a pas d'autres amis.

L'adolescente réprima un petit rire. Elle savait que la mère de Lucas regrettait sa période Mr Banal.

- Je vais me promener, voir si je le croise.

C'est ce qu'elle fit. Pendant deux longues heures, elle vérifia chaque rue de son village. Rien. Elle rentra, appela chez Lucas. Était t-il chez lui ? Non, pas encore. Sa mère avait une voix particulièrement inquiète au téléphone, et elle demanda à Ludmilla de le garder à portée de main, au cas où le garçon appellerait. Rompant le jeûne d'internet qu'elle s'était imposé pour mieux réviser, elle avait alors contacté Julie. Jusque tard dans la nuit, elles avaient attendu un appel, un signe, en vain. Finalement, elles étaient allées se coucher. Mais la brune avait senti un début d'angoisse traverser le rempart de calme qu'elle était, et ce sentiment l'empêcha de dormir un bon moment.
 Le lendemain matin, à 7 heures, elle se rendit immédiatement chez Lucas. Là, elle vit des voitures de police garées à l'entrée. Son sang ne fit qu'un tour ; et, avant même d'avoir pu réfléchir, elle était déjà en train de tambouriner à l'entrée, terrifiée. La mère de son ami, en pleurs, lui ouvrit. L'adolescente réussit à lui arracher quelques paroles : Non, Lucas n'était ni mort, ni blessé. Enfin -et là, elle avait éclaté de plus belle en sanglots- elle ne le savait pas, puisqu'il avait disparu. Un policier vint la rassurer en lui expliquant qu'il était encore tôt, que tout allait bien se passer, etc... Ludmilla, sonnée, resta plantée là. On l'avait alors interrogée, puisqu'elle était l'une des dernières personnes à avoir parlé au jeune homme avant sa disparition. Enfin, on lui avait dit de rentrer chez elle. Ce qu'elle avait fait, suivant le chemin inconsciemment comme l'un de ces automates qu'elle affectionnait tant. Une fois chez elle, sans répondre aux questions de ses parents qui s'attendaient à la voir au lycée, elle monta dans sa chambre et s'effondra sur son lit. Après quoi, elle se roula en boule et ferma les yeux. Les derniers mots qu'elle avait entendu de Lucas résonnaient dans sa tête. En particulier, l'un d'eux lui causait, chaque fois, une vive douleur dans la poitrine. « Disparition ».

Une semaine s'écoula sans qu'il ne réapparaisse, puis deux, puis trois. La ville était en effervescence. Natif de décembre, Lucas était encore mineur. Même Benjamin Dulac en fut détrôné. Tout le monde ne parlait que de Lucas. Des groupes de soutien, un peu partout dans la ville, distribuaient des tracts à son effigie. De grandes affiches le montrant furent mises aux arrêts de bus. La police mit en place une cellule spéciale dévouée à sa recherche. Sa mère se montra plusieurs fois à la télévision, demandant au milieu de sanglots déchirants qu'on lui rende son fils.

Ludmilla, elle, était le plus souvent amorphe. Elle n'essayait même plus de travailler, car elle ne parvenait pas à se concentrer. L'impuissance la rendait folle. Elle restait enfermée dans sa chambre. Là, elle organisait avec Julie des réunions d'enquête, où celle-ci lui indiquait, au terme de longues réflexions, où chercher. La jeune fille sortait alors en trombe de sa chambre, et se rendait à l'endroit désigné. Mais il n'y avait jamais rien, pas même un indice du passage de Lucas.

On était dimanche. Lucas avait disparu depuis quatre semaines. Demain, c'était le jour de la première épreuve du BAC. C'est que lui dit sa mère, l'air inquiet.

- Il faut que tu te concentres, ma chérie. Je sais que c'est dur. Mais on ne peut rien faire.

Oui, on ne pouvait rien faire. On ne pouvait rien changer. Elle le savait. Elle était bien consciente qu'elle ne pouvait pas retourner en arrière pour empêcher Lucas de s'évaporer. Et elle pressentait que Julie ne le retrouverait pas. Alors pourquoi n'oubliait-elle pas toute cette histoire et ne parvenait-elle pas à se concentrer sur son avenir  ? Pourquoi éprouvait-t-elle autant de regret ? Elle aurait voulu arracher son cœur de sa poitrine, puisqu'il n'arrêtait pas de lui faire mal. Elle aurait bien aimé enlever quelques uns de ses neurones, pour pouvoir cesser de penser au disparu. Mais ça non plus, elle ne le pouvait pas.

En fin de soirée, elle ruminait ces pensées, affalée sur le canapé du salon. L'anxiété la rongeait, et elle se sentait de plus en plus mal au fur et à mesure que le temps passait. Finalement, elle n'en put plus.

- Je sors, décida-t-elle.

Ses parents se regardèrent, embarrassés. Mais son père fit un bref signe de tête, et finalement, sa mère se tourna vers elle, l'air inquiet :

- Ne rentre pas trop tard. Et laisse ton portable allumé. N'oublie pas que...

- Je sais. coupa l'adolescente en ouvrant la porte d'entrée.

Elle sortit. Il devait être aux alentours de 8 heures et le soir commençait à se dessiner dans les couleurs du ciel qui rougissait. Elle hésita. Elle ne savait pas vraiment où aller. Elle avait juste eu envie d'échapper à l'inaction quelques minutes. Elle décida finalement de marcher jusqu'à la rivière.

La rivière, c'était plutôt un filet d'eau minuscule qu'elle avait un jour découvert avec Julie, au hasard d'une promenade dans la forêt qui jouxtait l'arrière de sa maison. Le petit cours d'eau était rapidement devenu leur terrain de jeu pendant l'été. Ludmilla en gardait de très bon souvenirs ; et plus important, des souvenirs sans Lucas. La jeune fille n'avait pas envie de penser à lui ; son sentiment d'impuissance la mettait dans une colère et une tristesse terrible. Elle détestait par dessus tout lorsque son esprit se prenait à imaginer ce qui avait pu lui arriver.

Elle ne mit pas longtemps à rejoindre les bois. Elle s'y enfonça lentement. Là, les feuilles couvraient la lumière éclatante, et celle-ci se découpait en motifs mouvants en tombant sur le sol. Les odeurs parfumées des plantes se dispersaient dans l'air qui se rafraîchissait doucement. S'appuyant sur des roches et des racines, Ludmilla sortit du sentier, et grimpa une petite colline, jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Entre les troncs sombres et dorés surgissait soudain une petite cascade bruyante et lumineuse. La jeune fille s'assit sur une pierre plate près de l'eau. Elle contempla son mouvement furieux, lorsqu'elle se jetait sur les roches, s'abîmant en éclaboussures qui s'irisaient dans les rais de lumière. Elle se laissa glisser sur la pierre, et ferma les yeux, laissant les ombres des arbres dessiner des formes sous ses paupières.

Elle n'y arrivait pas.
Elle s’assit d'un coup et ouvrit les yeux. Des larmes coulaient sur son visage sans qu'elle  puisse les arrêter. Des pensées effrayantes explosaient dans son esprit, dessinant milles présents horribles pour le jeune homme. Elle en avait assez. Non, elle ne pouvait pas laisser faire ça. Il fallait qu'elle retrouve Lucas. Elle était prête à n'importe quoi pour retrouver Lucas.

Soudain furieuse, elle se leva d'un seul coup.

- Je m'en fiche que ça soit impossible ! hurla-t-elle face à la forêt immobile, les yeux brillants de colère. Je le retrouverai. Je ferai tout pour le retrouver !


Possessions :
vêtements (un jean, un tee-shirt gris clair, une veste claire, et des basket marrons) Ainsi que son sac en bandoulière qui contient son carnet de croquis, un crayon à papier, une gomme, un téléphone portable (chargé). Elle y transporte également sa trousse à outil, contenant :
- 10 embouts de tournevis plat ou cruciforme
- Jeu de 3 clés à pans
- 1 pince plate multi-usages
- 2 mini tournevis de précision
- 1 manche  pour adapter clés et tournevis
- 1 mètre ruban de 1 m
- 5 clés tubulaires de différentes largeurs
- une clé dynamométrique
- un jeu de piles (4 très grandes, 4 de taille moyenne, 4 petites, rechargeables 1,2 volts et une petite batterie pour lanterne 6 volts, non rechargeable)
- un petit chargeur de piles (2 places)
- un jeu de 20 fils électriques (10 conducteurs de phase et 10 neutres) avec 20 pinces.
- un interrupteur
- un sachet d'une vingtaine de clous
- un sachet d'une vingtaine de vis
- des ciseaux
- de la colle (tous supports)

Permissions : Autorisez-vous la pnjisation de votre personnage par vos partenaires ? Merci de spécifier sur le pnjisomètre votre tolérance.
libre: "j'accepte  la pnjisation de mon personnage  et fait confiance à mes comparses de jeu pour être fidèle à son esprit général . Si jamais quelque chose me choque dans sa pnjistion, je leur signalerais sans rancune par mp et de façon polie et aimable afin qu'ils rectifient."

Autorisez-vous les autres joueurs à influer sur le jeu de votre personnage via la zone RP Blue Hospel, c'est à dire à vous atteindre par le monde des rêves ? Oui .

Disponibilités in RP (cadence de jeu):Une fois par semaine, jusqu'à la fin des vacances.

Espace personnel :

Décharge responsabilité :

Joueurs majeurs: "Moi, joueur du compte personnage Ludmilla Whayne, déclare avoir pris connaissance que ce forum comporte une sous section interdite et cachée aux - 18 ans. Je prendrai soin de protéger la sensibilité des plus jeunes en usant des espaces consacrés si mes récits contiennent des propos violents, choquants ou à caractères érotiques. Toute infraction délibérée sera sanctionnée par la suppression de mon compte. Je prends connaissance de ces conditions en m'inscrivant et les accepte. L'administration du forum ne saurait en être tenue pour responsable."

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Re: Ludmilla Whayne

Message  Le Dévoreur de temps le Sam 7 Juin - 12:54

Bonjour Ludmilla,

J'ai lu ton histoire avec le plus grand intérêt et je dois dire que c'est un personnage rafraichissant qui va apporter un peu de sève juvénile en jeu. Nous n'avons que des adultes pour le moment, donc nous suivrons les aventures d'une jeune Géo Trouvetout avec le plus grand intérêt. Elle ne laissera certainement pas le professeur Stanzas indifférent.

Son caractère étrange est pour le moins attachant et, bien sûr les Explorateurs semblent lui tendre les bras. On a hâte qu'elle se lance en quête de Lucas pour savoir ce qui lui est arrivé.

La narration a ce même côté "peppermint" très plaisant. Pour un premier pas dans le RPG tu te débrouilles plutôt bien. On sent la rédactrice de fan fiction dans l'agencement des dialogues mais ce n'est qu'un petit détail de correction de la mise en page. Notamment les _ qui sont à remplacer par les - et les balises de colorisation des dialogues disposées de façon un peu empirique (elles englobent souvent les didascalies)

Quelques petites zones de perplexité:
Ludmilla a écrit:Quand à son père, Leo Whayne qui pour sa part avait alors 27 ans, il était infirmier dans l'hôpital de sa femme.
N'est-elle pas professeur de mathématiques dans un collège ?


Ludmilla a écrit:Parce que le jour où ce qui est banal, ça peut être n'importe quoi, alors tu peux t'ouvrir à tout ce qui est contenu dans le n'importe quoi.

Ne manquerait-il pas un morceau à cette phrase ? J'en saisis vaguement le sens mais la syntaxe est bancale.

Ludmilla a écrit:Finalement, elle l'y impliqua de plus en plus dans ; et, son ami devint également son assistant.

C'est que lui dit sa mère, l'air inquiet.
idem

Je me suis attaché au fond et à la forme de mise en page mais je laisse le soin à Alceste de te contacter par mp pour ce qui touche à l’aspect orthographique. Cela ne devrait pas être trop long, il s'agit plus de coquilles ou d'erreurs d'inattention.

Dès que la mise en forme et lesdites coquilles seront corrigées, poste un message ici et je relirai ta fiche avant de t'expliquer l'entrée en jeu.

Concernant l'espace personnel du personnage, seuls les voyageurs ayant passé l'épreuve de l'Antichambre, donc définitivement validés, en ont un. Les citoyens non voyageurs peuvent aussi. Tu pourras le demander [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dès que tu sortiras des griffes de Zorvan^^. Il s'agit d'un endroit où tu peux développer l'univers de ton personnage, ses liens avec les autres (ce qu'on nomme fiche de liens sur d'autres forums) écrire son journal, des témoignages de ses proches, lister et résumer les RPS  auxquels il a prit part (fiche de sujets ou carnet de route sur les autres forums) etc. Pour exemple voici celui de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui est le plus étoffé de tous.

C'est aussi l'endroit ou sera rangé ce topic une fois que la rédaction de ta fiche sera totalement parachevée. Mais je t'expliquerai tout cela en détail quand tu auras eu les lumières d'Alceste.

Dans l'attente de pouvoir croiser bientôt la plume avec toi, je te souhaite une bonne relecture et un bon week end.

Le Dev

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Re: Ludmilla Whayne

Message  Invité le Mer 11 Juin - 0:25

Bonsoir...Enfin, bonne nuit <_<...

^^ Ludmilla va devoir s'accrocher pour s'imposer avec tous ces grands! Merci en tout cas pour ton commentaire et tes explications Very Happy

Grâce à l'aide d'Alceste, l'orthographe et une partie du fond ne devraient plus poser problème...Quand à ce que j'ai fait moi-même...Je pense qu'il ne reste plus de fautes maintenant...? é~è

Au revoir !
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Re: Ludmilla Whayne

Message  Le Dévoreur de temps le Mer 11 Juin - 3:02

Bonsoir Ludmilla,

J'ai le plaisir de t'annoncer que ta fiche est prévalidée, ce qui veut dire que tu vas bientôt pouvoir commencer le RP avec ton premier MJ: moi (MJ= maître du jeu).

Voici ce qu'il te faut faire avant que je puisse ouvrir le RP:

1. Tu vas éditer et copier ta fiche .

2. Tu vas ouvrir un autre topic dans le sous forum "citoyens en chemin", un topic qui portera le même nom que celui-ci. Tu y colleras et posteras ta fiche et c'est à la suite de cette copie de fiche que je débuterai le RP. Cette démarche que tu accomplis fait de Ludmilla une Citoyenne en chemin vers le statut de Voyageuse. C'est une sorte d'étape initiatique. Il y en aura d'autres.

3.Une fois que tu auras ouvert cette fiche doublon, je vais déplacer cet exemplaire-ci de ta fiche dans la rubrique [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] où, tu le remarqueras, sont archivées toutes les fiches des membres avec les commentaires des Guides (c'est aussi à cet endroit que sont ouverts les fameux espaces personnels des validés définitifs). Si je fais faire une copie de la fiche c'est pour commencer le rp sur une fiche exempte de ces commentaires hors RP. Ta nouvelle fiche copiée devient ainsi la "préface" à tes aventures sur Autres Vies (nous pourrions supprimer les échanges que nous avons eu et attaquer le RP suite à cette fiche, mais je trouve sympa de conserver la trace de ton arrivée ici).

4. Il te faudra ensuite renseigner deux rubriques personnalisées et obligatoires dans ton profil: "La Plume" qui est ton topic de présentation à l'Atrium et "l'Empreinte" qui est le lien vers cette nouvelle copie de ta fiche. Ces deux champs apparaîtront sous ton avatar et permettront aux autres joueurs d'avoir accès rapidement à ta fiche et à ta présentation. Cela permet de mieux se connaître entrer joueurs et personnages. Attention en RP le personnage n'est pas omniscient. Toi, joueuse, tu vas savoir plein de choses en lisant les fiches des personnages de tes comparses de jeu, mais Ludmilla, elle ne sait rien ou seulement ce qu'elle va apprendre en RP. Sauf si elle a un lien pré établi avec le personnage. Par exemple si tu veux un jour qu'un joueur incarne Lucas; forcément Ludmilla saura des choses sur lui. Des choses partagées dans vos fiches. A ce sujet, si tu veux faire une fiche adoptable pour Lucas, c'est possible  il suffira de me demander et je t'expliquerai. Ainsi si un nouveau joueur s'inscrit et est tenté par le personnage, tu pourras RP avec lui. Cela s'appelle un PV ou prédéfini adoptable. Nous en avons déjà quelques uns qui attendent un joueur. Tu pourras aussi ajouter les tiens.

Sitôt que tu auras accompli ces démarches, j'entamerai le RP au plus tôt et tu seras en route pour l'aventure !

N'hésite pas à demander de l'aide si tu rencontres un problème dans tes manipulations.

Au plaisir de RP avec toi

Bonne nuit !

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Re: Ludmilla Whayne

Message  Invité le Mer 11 Juin - 12:04

Bonjour;

Maintenant que je sais que cette fiche sera gravée dans le forum, il me faut cependant retrouver une certaine crédibilité dans mes commentaires. Il n'y aura AUCUN smiley dans ce message. A présent, j'ai l'air d'une adulte très sérieuse. Ce que je suis, n'en doutez pas.
Ne t'inquiète pas pour l'omniscience de Ludmilla. Parce qu'elle n'en aura pas...Hé hé hé...
Je vais donc procéder à tout cela. Par contre, j'hésite beaucoup avec Lucas...A vrai dire, j'ai déjà imaginé tout ce qui avait pu lui arriver, et j'hésite à abandonner cela. En même temps, vu que je l'ai imaginé en 10 minutes, ça n'a pas une très grande valeur...

Encore merci pour tes explications, et au revoir!

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Re: Ludmilla Whayne

Message  Le Dévoreur de temps le Mer 11 Juin - 12:56

Bravo! Tu as réussi toutes les manoeuvres avec succès!

Voilà cette version de ta fiche au chaud dans l'espace réservé aux personnages!

Ludmilla va bientôt faire une rencontre insolite dans la forêt ^^.

Ludmilla a écrit:Par contre, j'hésite beaucoup avec Lucas...A vrai dire, j'ai déjà imaginé tout ce qui avait pu lui arriver, et j'hésite à abandonner cela. En même temps, vu que je l'ai imaginé en 10 minutes, ça n'a pas une très grande valeur...
Lucas appartient à l'univers de Ludmilla et tu es absolument décisionnaire de la place et de l'histoire que tu veux lui accorder sur Autres Vies. Je t'informais juste des possibilités qui existent. De toute façon, il faut une grande confiance entre joueurs pour léguer un personnage qu'on a imaginé et du dialogue aussi pour que le contrat fasse plaisir aux deux. Tu viens d'arriver ici et tu as tout le temps d'y penser. Tu peux aussi préférer garder secret jusqu'au bout le sort de Lucas.

J'espère que tu te plairas parmi nous et que tu apprécieras les aventures de Ludmilla !

Le Dev

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Re: Ludmilla Whayne

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